Mes lectures, Un peu de moi

Sky High

Hello!

Je reviens vers vous aujourd’hui avec la chronique de ma toute dernière lecture, Sky High de Emma R. Lowell, édité aux éditions Hugo New Way.
J’avoue ne presque jamais lire de livres publiés chez Hugo mais là, une de mes amies l’a lu et m’a fortement donné envie de passer outre ma résolution. Elle avait déjà réussi à me convaincre quand d’autres copines ont surenchéri.
Bref, je suis allée de ce pas acheté le bouquin. J’ai fini mon autre lecture et hop, j’ai commencé celui-là.

Quatrième de couverture

Un sujet original : premier amour sur fond d’escalade et de slackline sur les toits londoniens…
Une romance vertigineuse!
Gill est une jeune Londonienne déterminée qui travaille d’arrache-pied pour réaliser son rêv : être acceptée dans une prestigieuse université de médecine. Seul répit dans des révisions : sa nouvelle passion pour l’escalade.
Dans la salle où elle s’entraîne avec sa meilleure amie Lindsay, Jared est une vraie star. Il est capable de sortir n’importe quelle voie les yeux fermés et enchaîne les performances sur les toits de la ville!
Le séduisnt grimpeur, un peu trop casse-cou au goût de Gill, semble avoir craqué pour elle.
Chance ou malédiction? Le stress des examens lui suffit, pas besoin de se rajouter une crise d’angoisse chaque fois qu’il décide de jouer les funambules entre deux immeubles! Pourtant le destin s’obstine à le mettre sans arrêt sous son nez… Alors que la vie l’oblige à fendre sa carapace, Gill saura-t-elle prendre de nouveaux risques?

Mon avis

Mes copines avaient réussi à me convaincre en me disant que l’escalade faisait partie intégrante du roman.
Parce que voilà, de l’escalade, j’en fais depuis de très nombreuses années maintenant. À une époque (avant d’avoir des gamins, un boulot etc), j’en faisais très très régulièrement. Entre trois à quatre fois par semaine. J’avais un bon niveau. Niveau que je désespère de retrouver un jour… Il y avait le chiffre 7 devant ma meilleure performance.
Donc le vocabulaire, je le maîtrise.
Je fais également de la slackline. Cette sangle tendue entre les arbres et je vous assure que c’est hyper dur et que j’admire réellement les gens qui sont doués, sans parler de ceux qui font de la highline…

Je commence donc le livre. Et là, j’ai eu l’impression de faire un saut dans le temps. Je me suis revue étudiante, commençant à peine la grimpe et qui admirait les forts grimpeurs. Les gars de la salle (on était très très peu de filles, ça a bien changé) qui se tiraient la bourre dans des blocs qui paraissaient impossible à sortir.
C’était beau à regarder. Évidemment, il y avait les corps sculptés mais surtout l’enchaînement des mouvements. Cette facilité à escalader les voies, cette danse avec les prises et le mur.
C’était chouette de retrouver ça dans les yeux de Gill. Et puis, il faut dire que voir grimper Jared devait être sympa. Même si mes potes à moi, encore aujourd’hui, font bien plus que du 7c (ouais certains sont vraiment hyper forts…)

Mais si je vous parlais un peu de l’histoire. Celle de Gill qui veut entrer en médecine et qui doit bosser comme une folle pour réussir son examen d’entrée. Pour l’aider, elle prend un tuteur. Qui la trouble un peu plus que nécessaire. En contrepartie, sa meilleure amie, Lindsay doit la suivre prendre des cours d’escalade.
C’est évidemment là qu’elles vont rencontrer Jared. Le beau gosse, la star de la salle. Lindsay craque sur lui, Gill le trouve imbu de sa personne. Ça aussi, c’est assez vrai. L’aura qui entoure les forts grimpeurs a tendance à leur monter à la tête. Surtout quand ils sont jeunes. Mais n’est-ce pas l’apanage des sportifs de haut niveau? Ils se calment avec l’âge même si leur niveau ne baisse pas.

J’ai bien aimé la relation entre Gill et Jared. Cette première est timide et est plutôt agressive dans leurs échanges. C’est une chose que je connais bien. Ça permet de se cacher quand même. Bien sûr, c’était une chose qui n’était pas pour déplaire au garçon. Faut pas rêver, ils aiment ça quand on leur rentre dedans.
On se doute évidemment de comment leur relation va évoluer. Et on n’attend que ça. Afin, je vais parler pour moi, je n’attendais que ça. Parce qu’encore une fois, j’ai été cette fille qui est sortie avec un des gars forts de la salle.
C’était chouette de les suivre sur les toits de Londres, de grimper avec eux, de faire de la slack. On aurait envie que ça continue tout le temps. Qu’on continue à vivre les sorties extrêmes de Jared.Mais tout bascule. Je ne m’attendais absolument pas à ce qui leur arrive.
On bascule dans l’attente, le doute, l’absence. J’ai trouvé les émotions très justes et j’ai eu plus d’une fois les larmes aux yeux.

La deuxième partie du roman est plus sombre, moins légère. Je l’ai apprécié tout autant. D’autant plus que la grimpe devient salvatrice. Le moyen de s’en sortir. Je pense que c’est le cas avec de nombreuses disciplines, que ce soit la musique, le sport et j’en passe. Mais je connais la grimpe. Je sais à quel point elle vide la tête, à quel point elle permet de lâcher, d’oublier. Du coup, ça m’a bien parlé. D’autant plus que je l’ai utilisé comme moyen d’aller mieux aussi dans l’une de mes histoires sur Wattpad et que je suis blessée en ce moment, que je ne peux pas grimper et que je tourne comme un lion en cage depuis plus de deux mois.
J’ai aimé le dénouement même si j’aurais voulu en savoir un peu plus. Je trouve en ce moment, les fins un peu rapides…

En bref, c’était une très très bonne lecture. Pas un coup de cœur mais je me rends compte que je deviens plus difficile… En tout cas, j’ai été ravie de trouver mon sport dans des mots autres que les miens. C’est bien de la voir différemment. De la voir écrite avec d’autres mots que les miens.

PS : Après, il y avait clairement des choses un peu invraisemblables, on ne devient pas doué en slackline en un après-midi (ou alors j’ai pas rencontré les bonnes personnes et pourtant elles étaient hyper fortes, genre le gars qui a sa clope dans une main, ses écouteurs et qui se balade comme si de rien n’était à 1m50 du sol)… Mais franchement, je chipote sur du détail…

Citations

« Jared me fixe toujours en rigolant et j’essaie de disparaître en prononçant une formule magique, mais ici c’est comme à Poudlard, on ne peut pas transplaner. »
« Je ne suis rien d’autre qu’une voie compliquée dont il essaie d’atteindre le somment. »
« Pour une fois, il ne cherche pas à attirer l’attention : il a même gardé son tee-shirt. »
« – J’ai tenté une année à l’école du cirque, mais ça ne m’a pas plu du tout.
– Pourquoi? Ils ne te laissaient pas faire de la slackline comme un abruti sans être assuré? […]
– Je détestais l’ambiance. La plupart des mecs là-bas ne font ça que pour le show.
– Parce que toi, tu fais ça pour quoi?[…]
– Parce que c’est bon. Parce que j’aime ça. L’adrénaline… tu vois? »
« Je me souviens d’être arrivé en haut. D’y être arrivé tellement concentré et épuisé que je n’ai même pas éprouvé la satisfaction de l’accomplissement ni l’ivresse du sommet, encore moins admiré la vue. J’ai sorti le marqueur de ma poche et j’ai écrit sur une des vitres « Will you fucking wake un? » Et après, je ne sais pas. C’est le trou noir, une absence de plusieurs minutes. »
« Et chercher sur la bouche d’autres filles le goût de ses lèvres. »
« Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi intense avec les autres filles. Donc c’est ça que ça fait, d’être amoureuse? »

A bientôt!!!
Bises
Lisa

coup de coeur, Mes lectures, netgalley, Service Presse

Georges, le monde et moi

Salut,

Je remercie NetGalley et les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre.
J’ai été tout de suite attirée par la couverture et le résumé.
Et puis, il faut dire que j’adore le Young Adult.

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Quatrième de couverture

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

Mon avis

Que l’adolescence est bien décrite dans ce roman!
On y parle d’orientation, de fêtes, de lycée, de famille, d’amitié, d’amour, de découverte de sa sexualité, d’acceptation de soi. De mal être aussi. De ce qui fait les jeunes, de la vie etc…
C’est délicieux.
Priam est persuadé d’être transparent. Il est gentil (trop?), nul en maths, amoureux de Gabrielle alors qu’elle ne le voie que comme un ami. Il ne se fait pas remarqué. Jamais.
Jusqu’au jour où son monde bascule avec l’entrée fracassante de Georges dans sa vie.
Georges, le mec cool et que tout le monde aime, en dehors peut-être de sa famille.
Il y a aussi tout le petit monde qui gravite autour d’eux, leurs amis, leurs familles. Ils sont tous attachants à leur manière, même quand ils sont bêtes et aveugles…
On suit tout ça. L’histoire d’amitié entre Priam et Georges, les jeux de mots pourris de ce dernier, le besoin de tout contrôler du premier.
Le ton est léger mais les idées qui passent, elles ne le sont pas.
Des sujets, qui malheureusement existent encore, sont abordés. L’homophobie principalement. Et tout ce qui va graviter autour, les amitiés perdues, la réaction des proches, le regard des autres.
Le manque de confiance en soi.
La difficulté de savoir où l’on va quand on doit choisir pour sa vie entière.
Il y a tellement de bons mots, de belles pensées que je ne pourrais les relever tous. Nos héros sont philosophes dans l’âme. Et franchement, c’est un bonheur.

De plus en plus de romans pour adolescents parlent d’homosexualité, d’hétérosexualité, de pansexualité et je trouve ça vraiment très bien. Il faut parler de ces choses-là, tout comme du harcèlement ou des maladies mentales, pour que les mentalités s’ouvrent et qu’enfin on arrête d’avoir peur de l’autre parce qu’il est différent.

L’écriture est fluide, actuelle, bien dosée sans jamais tomber dans la facilité. Elle donne envie de tourner la page sans jamais s’arrêter.

Je suivais l’auteure sur Wattpad sans jamais avoir lu cette histoire-là et je le regrette un peu. Elle est vraiment géniale.
Je le conseille fortement aux jeunes et aux moins jeunes. Aux premiers parce qu’ils baignent dedans et qu’ils doivent se rendre compte qu’ils ne sont pas tous seuls quand ça ne va pas ou qu’ils sont différents. Les seconds pour se replonger dans ces premiers émois qui vous remuent le corps et l’âme.

Citations

« Le problème, c’est qu’on rabâchait aux enfants que le mensonge était mal, mais pas qu’il faisait du mal. Peut-être qu’on ne le disait pas pour que les enfants le comprennent par eux-mêmes. »
« Qui frappe à votre fenêtre à vingt-trois heures? Les psychopathes, les serial killers, les criminels en cavale, les poupées démoniaques qui veulent jouer avec vous, et la liste n’est pas exhaustive. »
« Ma réaction a été à la hauteur de ma bravoure : j’ai fait le mort. J’ai même arrêté de respirer. Ce qui est, en soi, très stupide, puisque stopper ma respiration n’allait pas me rendre invisible. Personne n’a jamais dit que j’étais un modèle de logique. »
« S’il vous plaît, ne laissez jamais votre vie entre mes mains : je prends de mauvaises décisions sous la pression. »
« Les meufs sont toutes des plaies. Fais comme moi : sors avec des mecs. »
« J’ai pas encore trouvé pourquoi ou pour qui je vis, mais je me dis que c’est mieux de ne pas savoir, ça nos permet d’être plus libres. »
« Toute ta vie, tu hésiteras, tu douteras, et c’est normal. Doute des choses extérieures, doute de ce qui n’est pas en ton contrôle parce qu’il le faut. Mais ne doute pas de toi, parce que tu n’en as pas besoin : tu te connais. »
« Moi aussi, peu à peu, je devais apprendre à laisser partir l’enfant que j’avais été et accueillir l’adulte que j’allais devenir. Finalement, c’était exactement la définition de l’adolescence. »

Et ma préférée, je crois même que je vais vous bassiner avec parce que c’est exactement moi…

« D’une manière aussi étrange que cela puisse paraître, je suis mes émotions. Rien de plus. »

coup de coeur, Mes lectures

Un palais d’épines et de roses

Bonjour à tous,

Je reviens aujourd’hui pour vous donner mon avis sur Un palais d’épines et de roses de Sarah J. Maas.
Comme beaucoup d’autres, j’ai entendu parler de ce livre sur Instagram. Les critiques étaient toutes bonnes et du coup, quand je l’ai vu à la médiathèque de ma ville, je me suis dit « à bas ma PAL à rallonge, je lis celui-ci… »

Quatrième de couverture

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques ? Quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?
A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

Mon avis

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de fantasy de ce niveau.
Tout y est. Un monde merveilleux, des êtres immortels, de la magie et une héroïne mortelle avec un fort tempérament.
La vie de Feyre est misérable. Elle chasse pour trouver à manger pour sa famille qui ne lève pas le petit doigt. Il y a son père qui se laisse aller et ses sœurs qui n’attendent que son retour pour qu’elle travaille encore.
La pauvreté des humains est très bien décrite. On ressent le froid de l’hiver, la faim. Les moments d’oubli dans les bras d’un jeune villageois.
Et puis un jour, Feyre tue un loup. Pas n’importe quel loup. Un loup énorme. Feyre hésite un moment se demandant s’il est un immortel ou non. Et finalement, décide qu’il n’en est pas un. Alors que si. C’est un Fae capable de métamorphose.
Elle n’en a la confirmation que quand, pour venger son ami, le Grand Seigneur Fae, Tamlin, l’enlève. Au lieu de la tuer en retour, il la ramène dans son palais.
Nous découvrons ici le Royaume du Printemps. La beauté de ses paysages verdoyants, le palais de Tamlin, sa cour. Tout est mieux, « plus » qu’au royaume des mortels.
La vie y est belle pour Feyre. Elle est traitée comme une princesse. Elle côtoie les immortels, apprend à les connaître. Bien que mise à l’écart de bien de leurs secrets et de certaines de leurs coutumes, ce qui semble on ne peut plus logique, elle semble être au centre de leurs préoccupations quand même.
Ils font tout pour la protéger des immortels qui ne sont pas bienveillants et ils sont légions. De véritables monstres rôdent.
Le rapprochement entre Feyre et Tamlin est parfaitement dosé surtout avec leurs deux caractères bien trempés.
J’adore les histoires d’amour mais bien souvent elles peuvent soit ne rien apporter à l’histoire ou au contraire la sauver. Là, elle a toute sa place sans gâcher le reste. Sans alourdir, sans prendre le pas sur l’univers.
Et puis il y a la malédiction. Celle qui fait que Tamlin et sa cour est condamnée à vivre avec des masques incrustés sur le visage.
Dès lors que Feyre l’apprend, tout s’accélère.
On rencontre les méchants de l’histoire. Et ils le sont vraiment.
On passe d’un univers féerique, à l’enfer. Un endroit que personne n’aimerait connaître.
On fait la connaissance de tout un tas de personnages qui vont soit soutenir Feyre, soit lui donner du fil à retordre. Il y a Amarantha et ses sbires. Tout n’est que noirceur chez eux. Et il y a Rhysand que nous avions aperçu lors d’une fête immortelle et que nous découvrons un peu plus. C’est un personnage mystérieux, qui semble ne penser qu’à lui et ses intérêts.
On vit tout ce qui se déroule avec Feyre. On est avec elle, à chaque instant qui passe. On a peur pour elle, on a mal avec elle, on ressent intensément ce qu’elle vit.
Les pages du livre se tournent facilement dès le départ mais dans la dernière partie, on les enchaîne fébrilement.
Et la fin arrive. Et là, un grand vide s’est emparé de moi. Et une certitude m’a saisie. Je devais lire la suite sans attendre.
Par chance, je l’avais prise en même temps que le premier tome à la médiathèque. Je n’ai donc pas eu à patienter.
Et heureusement.
Ce tome est vraiment une révélation. Une vraie surprise. Même si j’en doutais peu au vu des commentaires.
Un vrai début de saga de fantasy comme il y avait longtemps que je n’avais pas lu. Et ça fait du bien. Parce que j’aime ce genre et un monde imaginaire avec des êtres extraordinaires, de la magie, le Mal etc… ça m’avait clairement manqué.

J’étais tellement sous le charme que j’ai eu besoin de voir si les autres lecteurs, ceux avec des talents de dessinateurs, les imaginaient comme moi. Je suis partie à la recherche d’images.

Feyre

feyre
Tamlin

tmalin

Lucien

lucien
Et enfin Rhysand

rhysand
Bref, vous avez compris, j’ai adoré!!!
Je vous donne mon avis sur la suite dans mon prochain article.

À très vite du coup.
Lisa

coup de coeur, Lecture commune, Mes lectures, Service Presse

Mon petit cœur de pierre

Bonjour à tous!

J’ai lu Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron Boyer que j’ai rencontrée sur Instagram. Une bien jolie rencontre.
Je remercie vivement l’auteure du coup, Hachette Romans et NetGalley de m’avoir permis de lire ce petit bijou.
J’ai lu ce roman young adult en lecture commune avec Amelikesbooks sur Instagram (allez voir son compte si vous êtes sur ce réseau social, il est top).

Quatrième de couverture

D’après Tom, mon meilleur ami, j’ai un petit cœur de Pierre. Autrement dit, je ne suis pas douée pour les émotions et les sentiments.
Il y a pourtant plein de choses qui me touchent, comme les hérissons tout mignons. Des choses qui comptent, comme le duo de choc qu’on forme avec Tom.
Des choses qui me manquent, comme mon père, que je n’ai connu qu’en photo, mais que je retrouve dans les traits de mon nouveau prof…
Et puis il y a le nouveau de la classe, Alex. Son sourire, son accent, son petit je-ne-sais-quoi.
Tom dit que mon petit cœur de pierre se craquelle. Moi, je crois que c’est mon petit monde tout entier et mes certitudes qui risquent d’exploser…

Mon avis

Avant toute chose, j’ai adoré ce roman. C’est un concentré de mignonitude du début à la fin. Et franchement, c’est trop bien.
On suit la rentrée en troisième de Marion qui ne se passe pas tout à fait aussi simplement qu’elle l’avait prévu.
D’abord parce que son prof de bio ressemble comme deux gouttes d’eau à son père qui est censé être mort.
Ensuite parce qu’un petit nouveau dans sa classe lui fait ressentir des trucs qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à maintenant, elle, la demoiselle au petit cœur de pierre.
Autour d’elle, avec elle, il y a tout un petit monde qui gravite. Sa maman qui l’élève seule, leur propriétaire, une vieille dame qu’on voudrait tous avoir pour grand-mère, son oncle éternellement jeune dans sa tête. Ses camarades de classe. Ceux qu’elle aime, ceux qu’elle déteste. Et puis, il y a Tom. Son meilleur ami. Il n’est rien sans elle. Elle n’est rien sans lui. Ils sont inséparables et leur relation est belle comme tout.
C’est beau. C’est vrai.
Les thèmes abordés sont loin d’être simples. L’absence du père et la construction d’une adolescente sans un modèle masculin de référence. Les relations familiales pas toujours faciles pour les ados. Les moqueries entre collégiens, le harcèlement. À cause de codes débiles sur l’apparence qui ne devraient pas exister.
Il y a aussi de thèmes plus légers. L’amitié. Celle de Marion et Tom. Une amitié comme on en aimerait tous. Les premiers émois adolescents. Les premières amours.
C’est tellement bien écrit. Les mots retranscrivent parfaitement les émotions. La fraîcheur de Marion est palpable à travers l’écriture de l’auteure. C’est un vrai rayon de soleil.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un vrai bijou et même si je ne suis plus ado depuis longtemps, j’ai adoré et même versé une petite larme à la fin. J’ai un petit cœur tout mou, moi… Et à 14-15 ans, j’aurais été amoureuse de Tom… mais vraiment amoureuse.

Citations

« Les adultes croient toujours que, pour les enfants, c’est super facile de se faire des amis, c’est à se demander s’ils sont tous amnésiques. Ou menteurs. »
« Le banc de sardines […] on les avait surnommées ainsi parce qu’elles brillaient au soleil avec leurs maquillages irisés, leurs bijoux et leurs tee-shirts à paillettes et parce qu’elles se déplaçaient exclusivement en groupe. »
« C’était un peu comme un pull plein de trous et plus du tout à la mode que tu répugnes à jeter parce que tu te sens trop bien dedans. »
« Oui, peut-être que les enfants sont naturellement bienveillants. A condition toutefois que l’on ne soit pas trop différents d’eux, parce que dans ce cas les enfants peuvent être aussi cruels que des adultes. »
« Tu comprends, me disait-elle, au printemps, tous les enfants du monde répandent leurs graines légères en soufflant pour faire des vœux. Comment veux-tu battre contre les vœux des enfants? C’est une guerre que nous ne gagnerons jamais, et je m’en réjouis! »

Et mes deux préférées…

« Des murs, on s’en est pris plein et on s’en prendra d’autres. Ça s’appelle la vie. Faut juste à apprendre à ne pas taper trop fort dedans et à gérer la douleur. »
« Et mon cœur qui revenait battre à l’endroit de notre baiser. »

Mes lectures

L’académie des âmes abîmées

Bonjour à tous!

Le livre dont je souhaite vous parler aujourd’hui est « L’académie des âmes abîmées » de Thierry Cohen.
Comme la plupart des livres que j’ai lus ces derniers temps, j’en ai entendu parler sur Instagram. J’ai d’abord trouvé la couverture très jolie, ensuite le résumé intéressant. Tous comme les commentaires des autres lecteurs.

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Quatrième de couverture

À l’Académie des Âmes Abîmées, réparer les vivants est un enseignement, une vocation. Mieux : une mission.
Quand Lana et Dylan, deux adolescents en perdition, y sont recueillis, ils sont loin d’imaginer ce qui les attend. Blessés par la vie, perdus dans un monde de haine et de violence, ils vont tenter de se reconstruire. Mais peut-on retrouver confiance un jour après avoir survécu à de tels drames ? Et quel rôle leurs parrains, Dimitri et Romane, joueront-ils dans la reprise en main de leur destin ?
Entre renaissance, découverte des sentiments, échanges avec des professeurs hors normes et mise en pratique des cours, cette institution secrète dessine un nouvel avenir… Et si elle pouvait changer le monde ?

Mon avis

En tout premier lieu, je tiens à dire que je vote pour une école comme celle-là! C’est le rêve! Des cours individuels en fonction des difficultés des jeunes, d’autres complètement inconnus dans les lycées normaux, un environnement bienveillant.
Bref, le rêve total.
C’était même tellement beau que j’ai cru à un moment qu’il pouvait y avoir anguille sous roche… Certainement parce qu’on est plus habitué à la gentillesse sans contrepartie.
Les personnages principaux, Dylan et Lana, sont très attachants. Je les ai tout de suite aimés. Comme les autres résidents que nous suivons, ils ont une histoire de vie extrêmement difficile. Le livre aborde des sujets douloureux pour les enfants et les adolescents (le viol, le harcèlement, la violence etc…).
L’écriture est belle, souvent poétique. Les poèmes cités sont touchants et parfaitement adaptés.
Il y a de nombreux rebondissements dans l’histoire qui aident nos personnages à se reconstruire, à aider les autres, à essayer de sortir de ce monde de haine et de souffrance dans lequel ils vivent. Dans lequel nous vivons.
Les adultes ici sont bienveillants, d’une empathie remarquable. Ils soutiennent les jeunes et leur donnent les clés pour aller mieux et avancer dans la vie.
C’était vraiment un beau livre, teinté de psychologie et d’espérance. Un livre qui nous donne envie de croire encore qu’on peut changer les choses.

Citations

« Lorsque les faits produisent une émotion si forte qu’elle empêche la réflexion, chercher au cœur de sa lucidité une vérité, un principe, une valeur capable de guider est essentiel. »
« Est-on maître de son destin ou condamné à le subir? »
« Seule la musique des mots suffit à créer l’émotion. »
« Un roman, c’est un peu comme une personne, non? On voit la couverture, le titre et on se fait une idée. Mais ce n’est qu’en passant de longues heures avec lui qu’on parvient à avoir une vision précise de ce qu’il est et cherche à nous dire. »
« Réussir, c’est avoir la possibilité de mettre ses forces dans le projet auquel on croit. »
« Tu sais, je ne mourrai pas vraiment. Quand je partirai, je continuerai à vivre en toi, à travers de ce que j’aurai semé dans ton esprit et dans ton coeur. Ce sera notre manière à nous d’être unis à jamais. »

 

Mes lectures, Service Presse

AliN tous différents

Bonjour à tous !

Me voilà aujourd’hui avec mon avis sur AliN tous différents de Axelle Colau.

Il y a quelques temps, j’ai postulé à la demande de recherche de partenaires de Rise éditions et je suis absolument ravie d’avoir été choisie.
Je remercie tout d’abord énormément Rise éditions de m’avoir permis de le lire en service presse d’autant plus qu’il me tentait beaucoup.

J’en adore d’ailleurs la couverture.

Quatrième de couverture

Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent sur moi et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie, est également devenue leur souffre-douleur. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre et je n’arrive plus à atteindre celle que j’aime… Sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous mettons un pied au collège. Comment nous envoler à nouveau et retrouver notre liberté ?

Mon avis

Le thème abordé dans le roman est grave. Le harcèlement scolaire a été minimisé pendant tant d’années que je trouve vraiment bien qu’on en parle enfin. Que ce soit dans les écoles, dans la littérature, dans des films…
Malheureusement, il continue.
Malheureusement, il y a encore des enfants ou des ados comme Guillaume et des victimes comme Adrien et Lili.
L’auteure a vraiment bien retranscrit les émotions de chacun des personnages. J’ai beaucoup aimé avoir chacun des points de vue. Que ce soit celui des victimes mais aussi celui du harceleur.
On entrevoit la vie de Guillaume et ce mal-être qui l’anime, même si attention, je ne cautionnerai jamais ses actions et n’excuserai ses actes.
On ressent la peur de Lili et Adrien, cette descente aux enfers. L’envie de ne rien dire aux adultes par honte. Par peur des représailles. C’est vraiment fort.
C’est si bien retranscrit… Tellement que j’ai souvent eu les larmes aux yeux. C’est synonyme de pari réussi pour moi.
Et puis, il y a la musique. Cette musique qui lie Lili et Adrien. Leur parenthèse de bonheur loin du collège. Et c’est beau.
C’est beau parce qu’ils sont vrais et pas parfaits. Parce que les morceaux sont bien choisis. Ils m’ont parlé. Mes repères musicaux ont été comblés. Les Corrs que je n’avais pas écouté depuis une éternité. Metallica et Nothing Else Matters, cette chanson que j’aime par dessus tout et qui est chargée de sens pour moi (si vous passez par là, les copines, vous serez obligées d’acquiescer). REM et Everybody Hurts, dont les paroles collent si bien avec les sentiments que l’on ressent à la lecture du livre.
Mention spéciale au QR code qui nous renvoie vers la playlist qui accompagne le roman!

Rien ne nous est épargné. Tout n’est pas beau et rose. Mais c’est ça, la vie.
Et franchement, j’ai adoré. Vraiment adoré.

Citations

« Tu ne le sais sûrement pas, mais ta musique me sauve chaque jour. Les notes que tu égrènes le soir m’aident et adoucissent mon cœur. »
« Sa voix soutenait ma musique et nous créions un monde où nous étions en phase. »
« La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. »
« Le corps était une façade. Et moi, j’aimais tout d’elle. Dedans et dehors. Nous sommes tous différents. Pourquoi vouloir se conformer à un idéal inatteignable? »
« La sonorité parfois rauque de sa voix embellissait les arpèges langoureux de mon instrument. »
« Cet instant était parfait. Précieux et unique. »

A très bientôt!
Lisa

 

Mes lectures

Phobos tome 2

Bonjour à tous,

J’ai lu il y a très peu de temps, le premier tome de la saga (vous pouvez retrouver mon avis ici). Dès que je l’ai eu fini, j’ai couru à la librairie acheter le tome 2. Je le voulais, il fallait qu’il soit près de moi au cas où l’envie me prendrait de le lire, là, maintenant, tout de suite.
Bon, il s’est passé un peu plus de temps que prévu. J’ai lu entre temps deux autres livres et ai attaqué enfin la suite la semaine dernière pendant mes vacances.
Je l’aurais lu d’une seule traite si j’avais pu, je crois.

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Quatrième de couverture

Reprise de la chaîne Genesis dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils croyaient maîtriser leur destin.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

Elle croyait maîtriser ses sentiments.

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son coeur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Mon avis

J’ai bien peur malheureusement de ne pas être constructive.
J’ai adoré ce tome. Peut-être même plus que le premier.
Parce qu’on en apprend un peu plus sur chaque personnage à chaque page que l’on tourne.
Parce que chacun est plus complexe que ce qu’il voulait bien montrer lors des speed-dating.
Parce que chaque détail compte.
Parce que plusieurs histoires entre les personnages sont liées et que ça, j’adore!!!! Les révélations de Marcus, celles sur la cousine d’Andrew, celles d’Harmony et j’en passe par peur de spoiler surtout!
Parce que Serena est LA méchante parfaite.
Parce que le champ, le contre-champ, le hors-champ sont tous aussi importants les uns que les autres.
Parce que j’ai vu une exposition sur Mars juste avant de le commencer à Milan et que tout devenait plus réel aussi. Les Sol, les mois martiens, ceux de la Terre, les températures etc, etc…

Bref, vous avez compris, j’ai adoré. J’ai d’ors et déjà commandé les tome 3 et 4 (d’occasion pour ne pas non plus trop crever le budget) et j’ai hâte de les recevoir. Malheureusement ma PAL ne réduit pas avec tout ça.

Pas de citation aujourd’hui, je n’ai pas pris le temps d’en souligner tant j’étais prise dans l’histoire.

A très vite pour un autre avis lecture.
Lisa