Mes lectures, netgalley, Service Presse

Mission Séduction

Bonjour à tous !

J’ai lu grâce à Net Galley et aux éditions Hachette, Mission Séduction de Laurène Reussard. Je les remercie de m’avoir permis de lire ce roman.

Quatrième de couverture

Romeo, 20 ans, est agent en séduction. Principe : aider de jeunes filles en souffrance à retrouver goût au bonheur. Armes : son sourire, sa répartie et son expertise en matière de relations. Règles : personne ne doit souffrir, personne ne doit tomber amoureux. Taux de réussite : 100%.
Sa nouvelle mission représente un défi de taille car Héloïse est une lycéenne rebelle, sarcastique et hautaine. Depuis quelques mois, elle ne laisse personne l’approcher, pas même ses amis. Romeo a beau lui sortir le grand jeu, chacune de ses tentatives pour percer ses défenses se solde par un échec. Mais Romeo n’a pas dit son dernier mot ! Quelque chose chez cette fille aux smokey eyes l’intrigue : et si plutôt qu’une blessure, son attitude masquait de grandes forces ? Qui de l’agent séducteur ou de la cible séduite mène véritablement la danse ?

Mon avis

Bon, je vous le dis tout net, c’est une déception.
Pourquoi ? Parce que je n’ai absolument pas été touchée par les personnages et que j’ai trouvé la fin beaucoup trop énorme et pas crédible du tout.
J’ai même vraiment eu du mal au début à me mettre dans l’histoire.
Mais voyons d’abord les points positifs :
– Le sujet principal du livre est bien abordé et bien traité. Il est important de parler le plus possible de tout ça parce que de nombreux enfants/adolescents en sont victimes.
– Les différents problèmes qui peuvent arriver aux ados sont aussi abordés : la recherche de la sexualité, les jugements, l’apparence, les amitiés qui se font et se défont. Tout ça était sympa.
– L’histoire de notre héros, Roméo, m’a bien plu. C’était crédible et plus touchant que le reste. C’est d’ailleurs la seule chose qui m’ait touchée.
– Le caractère d’Héloïse est assez sympa et bien travaillé.

Au tour des points négatifs… :
– Nos héros jouent au chat et à la souris dans tout le bouquin et j’ai trouvé ça puéril au bout d’un moment.
– L’écriture est fluide mais je n’ai malheureusement ressenti aucune émotion à travers les mots de l’auteure.
– Mais rien ne peut égaler la fin (pas l’épilogue qui lui était plutôt sympa) mais la fin. C’est beaucoup trop gros pour être crédible et j’ai trouvé que ça ne servait à rien et n’apportaient rien à l’histoire. OK, il y a des jeunes (et pas que des jeunes) dérangés mais là, c’était trop pour moi.

Bref, il y a de bonnes choses dans ce roman, je pense que certains peuvent vraiment l’apprécier mais ça n’a malheureusement pas été mon cas.

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

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Juste un signe

Hello !

Grâce à NetGalley et aux éditions Hachette, j’ai lu Juste un signe de Liz Plum.

Je les remercie de m’avoir donné cette opportunité.

Quatrième de couverture

À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.

Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes !

Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.

Mon avis

Bon, je le dis tout net, je n’ai pas été convaincue par l’histoire.

Pourtant, elle est addictive. Vraiment.

À partir du moment où notre héroïne rencontre notre héros, on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver.

Il y a de nombreux points positifs dans le roman. Le premier est que l’auteure ne tourne pas autour du pot. On sait immédiatement pourquoi Raine est mutique. Elle a vécu un traumatisme et le choc a fait qu’elle ne parle plus depuis trois ans.

J’ai particulièrement aimé ses amis, son frère, la bande qu’ils forment tous ensemble. Les liens qui les lient sont forts et franchement, sont bien décrits.

Comme je le disais plus haut, le roman se lit tout seul.

On a envie de tourner les pages pour savoir ce qui est arrivé à West et quand il arrivera à refaire parler Raine.

J’ai aussi adoré le surnom qu’il lui a donné.

Mais malheureusement, ça ne fait pas tout ou du moins, ça ne m’a pas suffi.

J’ai trouvé que tout le reste était vraiment cliché. La fille insignifiante et mutique d’un côté (mais qui est douée pour pleins de trucs) et le nouveau, bad boy délinquant de surcroît (qui en fait ne l’est pas), honnêtement, c’était trop facile. Bien sûr c’est quelque chose qui marche. Et je ne déteste pas ça. Mais là, ça n’a pas marché.

On savait depuis le début ce qui allait se passer, la seule inconnue était de savoir quand. C’est arrivé à mon sens beaucoup trop tôt dans le livre.

J’aurais voulu également que certains sujets soient beaucoup plus développés. On apprend évidemment la raison pour laquelle West est allé en prison mais j’aurais vraiment aimé qu’on en apprenne plus sur sa vie là-bas. Et sur l’absence du père de Raine…

L’épilogue est beaucoup trop long et je l’ai trouvé pour le coup, extrêmement patriotique et toujours aussi cliché.

J’ai passé malgré tout un bon moment mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce roman.

Citations

« C’est dans ces moments-là, quand je sens les touches sous mes doigts, que je me sens véritablement en sécurité. La musique devient mon sanctuaire, le piano, mon paradis. Je me laisse emporter par la mélodie, oubliant tout ce qui m’entoure. »

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Fais de moi la colère

Bonjour,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Les Escales « Fais de moi la colère » de Vincent Villeminot.
Ce roman me tentait depuis sa sortie. Rien que pour son titre que je trouve magnifique. Et sa couverture aussi, sobre, belle, efficace.
Le trouver sur NetGalley était du coup une superbe opportunité.
J’ai mis longtemps à me lancer. Peut-être que j’avais peur de ne pas l’aimer, d’en attendre trop. Je ne sais pas. Mais ça y est, c’est fait.
Je l’ai fini en montant au salon du livre à Paris. Pendant que ma voisine tentait de regarder ce que je faisais… que je déteste ces gens-là…

Quatrième de couverture

Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d’homme et une chair de jeune fille.
Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d’autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d’on ne sait où — remontés des profondeurs de la fosse.
C’est en ces circonstances qu’Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d’un « Ogre » africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.
Fais de moi la colère est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu’ils vont mener — échos lointains de Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise, le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.

Mon avis

Que dire de ce livre?
Que dire de ces jeunes gens, des adolescents encore mais qui en ont déjà tellement vu?
Il y a Ismaëlle qui vient de perdre son père. Ismaëlle qui se retrouve orpheline du jour au lendemain parce que sa mère est morte en la mettant au monde. Ismaëlle qui grandit, du jour au lendemain. Qui reprend le métier de son père jusqu’au jour où des corps viennent flotter sur le lac Léman.
Il y en a tant que des gens sont payés pour aller les repêcher.
C’est là qu’arrive Ezéchiel. En même temps que les corps. Ezéchiel, fils d’un dictateur africain qui, du haut de ses 19 ans, a déjà vu plus de sang que nous n’en verrons jamais.

Fais de moi la colère est l’histoire de leur rencontre. Mais avant elle, c’est l’éveil à la vie d’Ismaëlle. Ismaëlle devenue femme. Qui découvre son corps, le désir, le sexe.
Ismaëlle qui tombe amoureuse de ce Nègre comme les gens l’appellent ici. Il parle. Elle l’écoute. Il lui parle du monstre tapi au milieu du lac, là où il est le plus profond. Il lui parle et lui explique comme il voit les hommes.
Leur cupidité, leur avidité. Leur besoin de posséder. De prendre. Sans rien donner. Il pense que cela n’existe pas. Il se trompe. Ismaëlle lui apprend. Et leur amour est beau. Leurs mots sont beaux.
À côté de leur rencontre, il y a la pêche qu’ils vont faire, tuer la bête qui fait remonter les corps, la vie des habitants des rives du lac…

J’ai beaucoup aimé Ismaëlle et Ezéchiel. Leur relation. C’était fort et beau. La vie des gens alentour m’a moins attirée. Les morts, la bête sont importants pour l’histoire, pour ce qui se passe entre nos deux « héros » mais ne m’ont pas passionnée.
En tout cas, j’ai aimé la plume de Vincent Villeminot. Ses phrases courtes, ses mots percutants. Ce « tu » omniprésent. Fort. C’est cela que j’ai le plus aimé avec Ismaëlle et Ezéchiel.

Ce fut une très bonne lecture même si ce n’est pas un coup de cœur. Je pense que j’en attendais beaucoup plus ou beaucoup trop.

Citations

« Comme si, pour vivre, j’avais dû lui emprunter son âme et son souffle, à ma mère, et même voler le cri, déchirant, que nous poussâmes ensemble. Presque ensemble. »
« Cette dimension physique de l’absence – silence des parquets, pièces désertées, bras de fauteuils vides – qui est l’absence même. »
« Les amours d’été sont comme nos mensonges. (on sait qu’ils ne durent pas, mais on se trompe tout de même. Soi-même.) »
« Je n’avais pas pleuré mon père. Pas une fois. J’ignorais qu’il suffisait de parler, en fait, tant dans mon ventre, j’étais pleine de larmes. »
« Deux heures ont passé, silencieuses, chacun dans son silence; ruminant mon dépit, ma colère, son exil – et ce mur entre nous. Séparés. »
« Je suis blanche comme la lune, comme les nuits qui jubilent. N’aie plus peur de la nuit, Ezéchiel. Je viens. Tes bras, tes muscles d’homme, tes épaules, l’odeur sur ta peau qui tremble, peut-être d’autre chose, maintenant – d’impatience, de stupeur, de merveilles? »
« Ne bouge pas, encore. Je bougerai pour deux. Tu ne me prends pas, je te happe, t’avale – je t’accueille. Et je m’offre. Tu ne me fais pas peur, sur toi, je n’ai pas peur. J’ai peur, oui, mon coeur bat dans ma poitrine offerte; c’est ma première fois, à aimer tellement. Mais pas peur de toi. »
« Rien, jamais, ne me fera oublier ta peau contre la mienne, ton rire dans le mien. »

A bientôt pour un nouvel article!
Bises.
Lisa

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Les héros, ça s’trompe jamais

Bonjour, bonjour,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Kennes le roman « Les héros, ça s’trompe jamais » de Marie Potvin.
C’est la couverture et le titre qui m’ont attirée et je me suis dit « allez, pourquoi pas! ».

Quatrième de couverture

Un seul regard suffit pour les aimer. Forts, beaux et intègres, les frères Grondin semblent être des gaillards inatteignables et inébranlables. Max, l’aîné, est un protecteur-né à qui son entourage accorde une confiance aveugle. Philippe, de son côté, mène d’une main de maître l’entreprise familiale et se réfugie dans son rôle de père depuis la mort de son épouse.

Mon avis

On suit dans cette romance chick-lit la famille Grondin et toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Et il y en a beaucoup. Beaucoup. Beaucoup…
J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal au début à me souvenir de tous les personnages. C’était tellement difficile que j’ai d’ailleurs mis du temps à entrer dans l’histoire et à me motiver pour la lire.
Je ne voyais pas comment ils allaient arriver à interagir entre eux. Et puis finalement, tout se met en place petit à petit.
Tout le panel des situations liées à l’amour est passé au crible. Il y a l’amour naissant, les rencontres sur internet, le mariage qui bat de l’aile, l’adultère, la grossesse et j’en passe.
Il y a l’amitié aussi, belle et forte. La famille et ses travers.
C’est bien tourné, j’ai aimé avoir les expressions typiquement canadiennes mais avec moi, ça n’a pas pris.
Il m’a manqué de l’émotion, j’aurais voulu espérer, pleurer, rire, être en colère avec eux. Vivre leur histoire. Mais je suis restée à côté.
Et c’est dommage. Parce qu’il y a vraiment de beaux personnages. Ils auraient mérité d’être encore plus approfondis, plus poussés. Mais ils sont tellement nombreux que malheureusement, c’est difficile.

J’ai malgré tout apprécié ma lecture et je n’ai pas abandonné (chose qui ne m’arrive qu’extrêmement rarement) parce que j’avais très envie de connaître la fin.
Pas sûr par contre que je lise la suite…

Je vous dis à bientôt pour un autre article.
Bises.
Lisa

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What happened that night tome 2

Hello!

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Hachette le tome 2 de What happened that night de Deanna Cameron.
J’avais beaucoup apprécié le tome 1 et j’étais ravie de pouvoir lire la suite.

Quatrième de couverture

Le mystère s’épaissit : un corps a été retrouvé dans le jardin des Porterfield. Après l’arrestation de leur fille aînée pour le meurtre du voisin, les parents d’Emily et Clara sont complètement perdus : depuis quand et pourquoi ce cadavre a-t-il été enterré chez eux ?
Clara, elle, ne sait plus quoi penser. Deux morts en si peu de temps et dans le même quartier… Et si elle s’était trompée sur toute la ligne ?

Mon avis

Le tome 1 s’arrêtait sur une horrible découverte et j’étais donc vraiment impatiente de retrouver Clara pour enfin savoir toute la vérité.
Tout ce tome est vraiment bien mené. Avec Clara qui nous tient par la main, nous allons de découverte en découverte.
L’auteure sème ses révélations une par une, petit à petit pour nous tenir en haleine. Contrairement à d’autres avis qui disaient qu’il y avait des longueurs dans ce tome, je ne me suis pas ennuyée une seconde, justement grâce à tous les détails qu’on nous donne au fur et à mesure.

J’ai beaucoup apprécié le travail sur la psychologie des personnages.
Dans ce tome, Clara grandit, elle s’affirme face aux autres et bien que marquée par ce qui lui est arrivé, elle va mieux, elle accepte.
J’ai encore une fois beaucoup apprécié Kolby. Il n’a pas un rôle facile dans l’histoire et son personnage est génial. Contre toute attente, j’ai aussi beaucoup aimé Wilson.
Nous en apprenons aussi beaucoup plus sur les émotions des parents de Clara et sur ceux de Griffin et cela apporte à mon sens un réel plus à l’histoire.

Des thèmes forts sont encore abordés dans ce tome. J’ai particulièrement apprécié l’un d’eux dont je ne vous dirai rien de plus pour ne pas vous spoiler. Mais je trouve qu’il nous en apprend énormément sur Emily. J’ai trouvé cela aussi très bien de l’utiliser car c’est clairement un sujet tabou.
Encore une fois, les apparences sont trompeuses. Je crois même que c’est ce que je retiendrai de ces 2 tomes. Qu’on a beau penser qu’on connaît les gens, ce n’est pas forcément le cas même si ce sont nos proches.

Bref, j’ai vraiment apprécié ma lecture et je vous recommande ces 2 tomes.

PS: j’avais écrit un avis beaucoup plus long et détaillé mais tout a été effacé (et si vous vous posez la question, c’est de ma faute)… J’ai eu la flemme de tout refaire du coup…

Citations

« Je pensais que l’océan de ses yeux était profond, attirant et sûr, même si j’aurais dû savoir qu’on doit toujours se méfier des eaux profondes. Les vagues s’écrasent violemment contre les rochers et les navires, des créatures traîtresses sont tapies sous la surface visible. »
« J’ai ri, en penchant la tête en arrière vers les étoiles à des milliers de kilomètres de moi, de lui, de tout. Si lointaines que rien ne peut les toucher. Je les ai regardées jusqu’à ce que les taches blanches commencent à s’estomper et à se déformer dans l’obscurité. »

A très très vite pour un nouvel avis.
Bises.
Lisa

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Au bout des doigts

Salut à tous,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Fayard le roman de Gabriel Katz tiré du film éponyme « Au bout des doigts ».
Je n’ai pas eu l’occasion de voir le film mais un livre qui parlait de piano ne pouvait que me plaire. J’ai donc croisé les doigts en demandant de pouvoir lire ce livre. Je suis ravie que l’on m’ait permis de le faire.

Quatrième de couverture

Au milieu du brouhaha de la gare du Nord, le prélude et fugue n°2 en do mineur de Bach s’élève. Mathieu, 20 ans, assis au piano en libre-service, joue. La musique est son secret, dont il ne parle pas dans sa banlieue. Là-bas, il traîne avec ses copains à monter des « business » louches, veille sur son frère et aide sa mère qui travaille jour et nuit.
Un soir, un des coups de Mathieu tourne mal et il finit au poste sans personne à qui demander de l’aide. Sauf peut-être de cet inconnu, Pierre; qui, après l’avoir entendu jouer à la gare, lui a donné sa carte de visite. Pierre pose une seule condition: il devra faire ses heures de travaux d’intérêt général comme homme de ménage au Conservatoire national supérieur de musique, dont il est le directeur. A contrecoeur, Mathieu accepte. Pierre, quant à lui, a une toute autre idée en tête: il voit en Mathieu un génie de la musique – et peut-être sa seule opportunité de relancer sa carrière. La pari de Pierre sera-t-il récompensé? Mathieu acceptera-t-il d’aller vers son destin? Avons-nous tous le droit à une seconde chance?

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce roman.
C’est exactement le genre d’histoires que j’aime lire ou découvrir en film. L’histoire d’un ou d’une jeune qui va s’épanouir grâce à un mentor. C’est très certainement cliché mais avec moi, ça marche à chaque fois.
J’ai aimé Mathieu et sa dualité. Le pianiste virtuose d’un côté qui cache qui il est à ses amis et de l’autre le mec paumé de la cité qui travaille pour aider sa mère et fait du « business » avec ses copains.
J’ai apprécié Pierre et ses fêlures. Qu’on vit à chacun des chapitres sous son point de vue. Son poste qui est menacé, sa vie privée qui tombe en ruines.
Leur rencontre grâce au piano d’un hall de gare est belle. Il y a Pierre que la musique interpelle et Mathieu qui oublie sa vie dans les notes qui coulent de ses doigts.
J’ai également beaucoup aimé la Comtesse. Cette femme inflexible et froide en apparence.
J’ai adoré les parties sur l’enfance de Mathieu. Quand il rencontre le piano. Pour moi, ce sont les moments les plus remplis d’émotions.
Il y a évidemment le choc des mondes, les pauvres contre les riches, la jalousie et LA fille qui n’en a rien à faire de tout ça.
Et puis il y a la musique. Le piano. Les notes, l’histoire. Des morceaux que j’ai été ravie de retrouver dans ce roman. Ces morceaux qu’un autre pianiste joue lui aussi les yeux fermés, mon Matth à moi, celui à qui j’ai donné vie avec mes mots. Forcément, la coïncidence m’a plu.
Mon seul bémol sera pour la fin, que j’ai trouvé trop rapide à mon goût. J’aurais voulu voir le concours. J’aurais voulu lire la lettre. Tant pis pour moi.
Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’un de mes films préférés, Will Hunting, de Gus Van Sant sur un scénario de Ben Affleck et Matt Damon. Ce film dans lequel ils jouent tous les deux avec le génialissime Robin Williams… De penser aussi « À la rencontre de Forrester » avec Sean Connery et Rob Brown.
Bref, j’ai hâte de pouvoir voir le film quand il sortira en DVD ou VOD étant donné qu’il ne passe plus au cinéma vers chez moi.

Citations

« Un garçon, ça ne pleure pas. C’est fort, un garçon. Surtout quand il a dix ans. Presque. Neuf ans et demi. Alors on regarde le clavier en s’essuyant les yeux, on inspire très fort, on pose ses doigts sur les touches, et on se dit que les notes sont là, cachées derrière le bois verni, qu’elles attendent. Qu’elles veulent jouer, qu’elles ont compté les heures. Que les laisser enfermées, c’est un peu les trahir. Mais les larmes reviennent, et même si on les retient, elles sont un rideau qui voile le regard, un poids sur le cœur, des pensées grises, liquides, qui coulent le long des joues. Elles se suspendent au bout des cils, et au premier battement elles tombent, toutes seules, même quand on ne veut pas pleurer. Et quand on les écrase, qu’on les essuie pour tenter de les faire disparaître, elles se reproduisent, elles se succèdent, elles deviennent une rivière. »
« Mais je sais que la musique, c’est un oiseau au creux de ta main. Si tu ouvres les doigts, il s’envole. »
« Comme tous les soirs, il tourne et retourne cette enveloppe où dorment les mots de l’homme qui habitait avec la musique, et ça lui vrille le cœur. Il brûle de savoir, mais il sait que, s’il l’ouvre, ce sera fini, sa voix s’envolera pour de bon, et il ne restera plus que les souvenirs. Alors il la repose, une fois de plus, sur le clavier, avant de refermer le couvercle. Cette lettre, il ne l’ouvrira jamais. »

À très vite pour une autre chronique.
Bises,
Lisa.

Mes lectures, netgalley, Service Presse

What happened that night

Salut à tous!

J’ai lu le tome 1 de What happened that night de Deanna Cameron grâce à NetGalley et aux éditions Hachette. Je les remercie énormément pour cette opportunité.
Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre et j’avoue que j’ai été agréablement surprise.

Quatrième de couverture

Personne ne sait pourquoi ma sœur a tué Griffin Tomlin.
Personne sauf moi. Moi, je sais très bien ce qui s’est passé.
Emily ne détestait pas Griffin.
Ou plutôt, elle ne l’avait pas toujours détesté.
Mais, par ma faute, elle s’était mise à le haïr.
Parce que je lui avais raconté une histoire que je n’aurais jamais dû lui avouer.
À partir de là, tout est parti en vrille.
Et Griffin est mort.

Mon avis

Comme je le disais en introduction, je ne savais pas à quoi attendre. Je n’avais lu aucun avis avant de me lancer et je pense que c’était une bonne chose.
J’ai aimé découvrir l’histoire de Clara petit à petit. Savoir pourquoi sa soeur avait tué le fils de leurs voisins.
A travers les retours dans le passé, on voit les Tomlin s’installer en face de chez les Porterfield. On les voit grandir. On voit Clara qui tombe amoureuse de son voisin d’en face. Ce garçon « parfait ».
Et il y a le présent. Ce présent où tout part en vrille dans la vie de Clara. Parce que sa soeur est en prison, parce que ses parents se déchirent, parce que les voisins qui étaient leurs meilleurs amis ne le sont plus. Parce qu’elle s’en veut. Parce qu’une fille vêtue de rose a hérité du casier de sa soeur au lycée. Parce que la seule personne qui la comprend est le meilleur ami du mort, de Griffin.

Au début, il m’a été difficile de m’y retrouver. J’ai trouvé le début lent. Mais finalement quand tout commence à s’éclaircir, à accélérer, quand on apprend enfin ce qu’il s’est passé, je me suis dit que tout le reste était nécessaire.
Bien sûr, je me doutais un peu de ce qui était arrivé (et qui est parfaitement bien décrit d’ailleurs) mais ça n’a absolument rien gâché.

J’ai vraiment beaucoup apprécié l’absence d’Emily. Les différents sentiments envers elle de la part des différents membres de la famille.
J’ai apprécié Aniston. Tornade rose improbable dans l’existence de Clara.
J’ai beaucoup aimé Kolby aussi. Le meilleur ami de Griffin qui devient ami avec Clara. Parce qu’il a perdu son meilleur ami et elle sa soeur. Parce que dans le fond, ils se comprennent.

J’ai aimé que les apparences soient trompeuses. Que peut-être les gentils ne sont pas ce qu’on croit et qu’on affiche. Que les méchants affichés avaient peut-être de bonnes raisons.

Bref, c’était une très bonne première lecture pour 2019 et je lirai très bientôt la suite!
Bises
Lisa