Mes lectures, netgalley, Service Presse

Grace and Fury

Bonjour bonjour,

Vous avez vu, je n’ai pas tardé trop longtemps avant de donner mon avis suivant. Il est déjà là.
J’ai lu grâce encore une fois à NetGalley et aux éditions Hachette, Grace and Fury de Tracy Banghart. Je les remercie vivement pour cette lecture.

Quatrième de couverture

«  À Viridia, les femmes n’ont pas le droit de lire. Pas non plus le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. Ni d’avoir des idées.  »
Depuis toujours, Serina a été formée pour devenir une Grâce et satisfaire le prince héritier, s’il la choisit. Sa sœur Nomi, elle, a été entraînée pour servir Serina et l’aider à séduire le prince.
Quand le jour de la sélection des Grâces arrive enfin, rien ne se passe comme prévu. Nomi est retenue à la place de sa sœur, et Serina envoyée en prison pour un crime qu’elle n’a pas commis.
Aucune n’est prête à accepter ce destin qu’on leur impose.
Pour survivre, les deux sœurs vont devoir s’adapter.
Pour se retrouver, elles prendront tous les risques.
La révolte ne fait que commencer…

Mon avis

J’avais été attirée par la toute première phrase de la quatrième de couverture. En bonne féministe, elle ne pouvait que m’interpeller.
J’ai tout de suite demandé à pouvoir chroniquer ce roman et j’ai été ravie quand ma demande a été acceptée.
Il est inconcevable pour moi d’imaginer un monde tel que celui de Serina et Nomi.
Un monde où les femmes n’ont aucun droit, ni celui de lire et d’étudier, ni celui de choisir leur mari, ni celui d’aimer. Encore moins celui de penser et de donner leur avis.
C’est le genre de choses qui a le don de m’exaspérer.

On suit donc Serina qui a été choisie par le gouverneur de sa région pour aller à la « capitale » afin d’être présentée à l’héritier du royaume de Viridia. Celui-ci aura le droit de choisir trois Grâces.
C’est aussi un point qui m’a fait hérisser les poils sur les bras. Le Supérieur (celui qui commande) et donc son fils aîné par ricochet (parce qu’il est censé continuer les traditions de son paternel) sont polygames.
Bref, c’est un monde PARFAIT pour moi…
Donc Serina a été élevée toute sa vie dans ce but. Elle a eu chez ses parents les plus grosses portions de repas, les premières minutes du bain bien chaud etc… Elle a appris à se tenir en société, à être belle, à ne surtout jamais rien dire, ne pas se plaindre, à obéir.
Pour ne pas être séparée de sa petite soeur Nomi, Serina décide de l’amener avec elle et d’en faire sa suivante.

Mais là, tout se bouscule. Pendant que Serina est au bal de présentation des éventuelles futures Grâces, Nomi se rend aux toilettes. Une porte entrouverte l’attire comme un aimant… Ce qui s’y trouve derrière est l’interdit.
Et Nomi aime l’interdit. Alors que sa soeur fait tout pour suivre les règles, elle aime les enfreindre. Nomi a appris à lire avec son frère. Elle est revoltée et rebelle, pensant que les femmes ont autant de droits que les hommes.
Malgré elle et contre sa volonté, c’est elle qui se retrouve choisie avec deux autres jeunes filles pour être Grâce. A son grand dam et celui de sa soeur.
Tout bascule à partir de cet instant. Les deux soeurs sont séparées, Serina va découvrir que sa soeur avait raison, que les femmes valent quelque chose et ne sont pas de simples poupées pour faire joli. Nomi va essayer d’apprendre ce qui lui est arrivé.
Les liens avec les autres personnages se nouent.
On découvre des jeunes filles pas du tout préparées au monde qui les entoure. Des filles bien trop naïves parce qu’elles n’ont pas eu d’exemples de la fourberie dont sont capables les hommes étant donné qu’elles ne doivent que les satisfaire.
J’ai pesté contre Nomi, contre Serina aussi.
Mon côté féministe a été malmené en les voyant bien trop souvent ne rien dire.
Mais elles se réveillent. Et c’est là que le premier tome se termine!
Autant dire que je veux savoir la suite!!!

Citations

« Pour toutes celles à qui on a dit de s’asseoir et de se taire… et qui sont restées debout »
« Ce n’est pas choix quand on n’a pas la possibilité de dire non. Un oui n’a pas la même valeur quand c’est la seule réponse à laquelle on est autorisé! »
« Les femmes n’avaient pas le droit de lire. Les femmes n’avaient pas le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. […] Pas le droit d’avoir des idées. Pas le droit de choisir. Pourquoi, enfin? »

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Les cœurs aimants

Salut!

Ça fait quelques temps que je n’ai pas publié de chronique… Honte sur moi. Pourtant, j’ai lu… Et de très bonnes choses d’ailleurs.
Mais j’ai écrit aussi. Et du coup, je ne pouvais pas faire les deux à la fois. Bien que j’aimerais cela dit. Qui n’aimerait pas faire deux choses voire plus à la fois?
J’ai donc lu grâce à NetGalley et aux éditions XO, Les cœurs aimants de Anne Plichota et Cendrine Wolf. Je les remercie vivement.

Quatrième de couverture

– Tu en as envie, Dana.
– Oui.
– Tu sais que je le sais.
– Oui.
– Alors qu’est-ce qui te retient ?
– Rien. Tout. Toi.

À bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huis clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui –, leurs regards n’auraient jamais dû se croiser.
Et pourtant…
Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d’être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à aimer.
Et à s’abandonner…
Deux cœurs aimants.
Jusqu’à ce qu’une autre réalité ne vienne fracturer ce miracle si fragile.

Un magnifique roman sur l’acceptation de soi. Une initiation à la sensualité, aussi tendre que passionnée. 

Anne Plichota et Cendrine Wolf écrivent ensemble depuis près de dix ans. Leurs romans et séries ont conquis un large public autour de thèmes qui leur sont chers : l’identité, l’amitié, les relations amoureuses à l’adolescence.

Mon avis

J’ai tout de suite été touchée par Dana et Cobalt. Tout de suite.
D’abord par Dana et ses obsessions par rapport à la nourriture. Ne manger que des aliments blancs m’a interpellée.
Parce que justement, presque tous les aliments blancs (purement blancs, lait, crème, blanc d’œuf, fromage blanc…), je ne les mange pas.
Il y avait aussi sa maigreur, son déni… Mais aussi son envie de s’en sortir. Parce qu’elle est là, présente… même si elle est faible au début.
Il y a ensuite Cobalt. Ce surnom lourd de signification. Ce côté séducteur. Cette apparente confiance en lui. Ce petit côté un brin arrogant. Forcément, on sent quelque chose de plus profond chez lui. Il saute sur tout ce qui bouge, aime les filles pulpeuses, sûres d’elles. Et pourtant, dès son arrivée, Dana l’intrigue.
Tous les deux, ensemble, parfois l’un avec l’autre et parfois l’un contre l’autre, ils vont évoluer. S’ouvrir, aller mieux.
On les suit dans les groupes de thérapie, en séances individuelles, au réfectoire, dans leur intimité. On découvre à côté d’eux des personnages touchants ou parfaitement horripilants. J’ai eu un gros coup de coeur pour Rose qui m’a fait penser à Pénélope Garcia de la série Esprits Criminels. Le personnage de Rose est un vrai rayon de soleil dans le quotidien de ces jeunes en souffrance.
Je regrette juste de le livre n’aille pas un peu plus loin dans la psychologie des jeunes. Les raisons de leur mal-être est bien sont bien expliquées mais j’ai trouvé qu’ils allaient mieux peut-être un peu trop vite.
Je garderai quand même en tête une très bonne lecture.

Citation

« Le vide est parfois tellement grand qu’il peut prendre tout l’espace, comme si c’était énorme et que ça pesait des tonnes. Et c’est pire, parce que ce vide-là, on ne le remplit jamais. »

A très vite pour un autre avis!
Lisa

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Georges, le monde et moi

Salut,

Je remercie NetGalley et les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre.
J’ai été tout de suite attirée par la couverture et le résumé.
Et puis, il faut dire que j’adore le Young Adult.

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Quatrième de couverture

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

Mon avis

Que l’adolescence est bien décrite dans ce roman!
On y parle d’orientation, de fêtes, de lycée, de famille, d’amitié, d’amour, de découverte de sa sexualité, d’acceptation de soi. De mal être aussi. De ce qui fait les jeunes, de la vie etc…
C’est délicieux.
Priam est persuadé d’être transparent. Il est gentil (trop?), nul en maths, amoureux de Gabrielle alors qu’elle ne le voie que comme un ami. Il ne se fait pas remarqué. Jamais.
Jusqu’au jour où son monde bascule avec l’entrée fracassante de Georges dans sa vie.
Georges, le mec cool et que tout le monde aime, en dehors peut-être de sa famille.
Il y a aussi tout le petit monde qui gravite autour d’eux, leurs amis, leurs familles. Ils sont tous attachants à leur manière, même quand ils sont bêtes et aveugles…
On suit tout ça. L’histoire d’amitié entre Priam et Georges, les jeux de mots pourris de ce dernier, le besoin de tout contrôler du premier.
Le ton est léger mais les idées qui passent, elles ne le sont pas.
Des sujets, qui malheureusement existent encore, sont abordés. L’homophobie principalement. Et tout ce qui va graviter autour, les amitiés perdues, la réaction des proches, le regard des autres.
Le manque de confiance en soi.
La difficulté de savoir où l’on va quand on doit choisir pour sa vie entière.
Il y a tellement de bons mots, de belles pensées que je ne pourrais les relever tous. Nos héros sont philosophes dans l’âme. Et franchement, c’est un bonheur.

De plus en plus de romans pour adolescents parlent d’homosexualité, d’hétérosexualité, de pansexualité et je trouve ça vraiment très bien. Il faut parler de ces choses-là, tout comme du harcèlement ou des maladies mentales, pour que les mentalités s’ouvrent et qu’enfin on arrête d’avoir peur de l’autre parce qu’il est différent.

L’écriture est fluide, actuelle, bien dosée sans jamais tomber dans la facilité. Elle donne envie de tourner la page sans jamais s’arrêter.

Je suivais l’auteure sur Wattpad sans jamais avoir lu cette histoire-là et je le regrette un peu. Elle est vraiment géniale.
Je le conseille fortement aux jeunes et aux moins jeunes. Aux premiers parce qu’ils baignent dedans et qu’ils doivent se rendre compte qu’ils ne sont pas tous seuls quand ça ne va pas ou qu’ils sont différents. Les seconds pour se replonger dans ces premiers émois qui vous remuent le corps et l’âme.

Citations

« Le problème, c’est qu’on rabâchait aux enfants que le mensonge était mal, mais pas qu’il faisait du mal. Peut-être qu’on ne le disait pas pour que les enfants le comprennent par eux-mêmes. »
« Qui frappe à votre fenêtre à vingt-trois heures? Les psychopathes, les serial killers, les criminels en cavale, les poupées démoniaques qui veulent jouer avec vous, et la liste n’est pas exhaustive. »
« Ma réaction a été à la hauteur de ma bravoure : j’ai fait le mort. J’ai même arrêté de respirer. Ce qui est, en soi, très stupide, puisque stopper ma respiration n’allait pas me rendre invisible. Personne n’a jamais dit que j’étais un modèle de logique. »
« S’il vous plaît, ne laissez jamais votre vie entre mes mains : je prends de mauvaises décisions sous la pression. »
« Les meufs sont toutes des plaies. Fais comme moi : sors avec des mecs. »
« J’ai pas encore trouvé pourquoi ou pour qui je vis, mais je me dis que c’est mieux de ne pas savoir, ça nos permet d’être plus libres. »
« Toute ta vie, tu hésiteras, tu douteras, et c’est normal. Doute des choses extérieures, doute de ce qui n’est pas en ton contrôle parce qu’il le faut. Mais ne doute pas de toi, parce que tu n’en as pas besoin : tu te connais. »
« Moi aussi, peu à peu, je devais apprendre à laisser partir l’enfant que j’avais été et accueillir l’adulte que j’allais devenir. Finalement, c’était exactement la définition de l’adolescence. »

Et ma préférée, je crois même que je vais vous bassiner avec parce que c’est exactement moi…

« D’une manière aussi étrange que cela puisse paraître, je suis mes émotions. Rien de plus. »

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Love nEver Dies

Bonjour,

J’ai lu Love nEver Dies de Delinda Dane & Ludivine Delaune publié chez Something Else Editions grâce à NetGalley.

J’avoue avoir été attirée par la couverture.

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Quatrième de couverture

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour sauver un être cher ?
Everly Hastings, fille d’un richissime homme d’affaires et maman célibataire, n’aurait jamais cru en arriver là…
Lorsque la vie ne tient qu’à un fil, l’espoir est tout ce qui lui reste. Elle ne reculera devant rien, allant même jusqu’à flirter avec l’illégalité…
Puisque son unique chance de sauver son fils, c’est lui… Malcolm Blake. Deux mètres de testostérone, désagréable, grossier, cet ancien des forces spéciales ne pense qu’avec son entrejambe et… son flingue.
Entre eux, c’est le choc des titans, un combat où tous les coups sont permis.
Venez découvrir une aventure humaine à couper le souffle où l’amour ne meurt jamais…

Mon avis

Il faut savoir tout d’abord que je n’aime pas vraiment la new romance. Il faut vraiment que l’histoire sorte de l’ordinaire, que les sujets abordés soient intéressants et bien tournés pour que j’apprécie l’histoire et les codes du genre.
Là, il y avait une vraie trame de fond qui m’intéressait. Un vrai sujet qui était abordé. Le don d’organes.
Suivre le combat d’une mère pour sauver son enfant, voir jusqu’où elle pouvait aller, je trouvais ça hyper intéressant.
Sauf que ça ne l’a pas fait.
La romance et les rapports entre nos deux héros ont occulté tout le reste pendant une part bien trop importante du livre.
La partie du voyage est bien trop longue et trop axée sur la romance. On en perd presque de vue le but du voyage. Certains événements qui le ponctuent auraient pu être intéressants à développer alors que ça n’a pas été le cas.
Les sentiments de cette mère prête à tout n’ont pas été pour moi suffisamment détaillés. Je m’attendais à être touchée, à pleurer pour elle et son enfant et je suis restée de marbre.
J’aurais aimé également que le passé de Malcolm soit plus abordé.
J’avoue ne pas trop l’avoir aimé. Il est grossier, imbuvable la plupart du temps et ça m’a lassée rapidement.
J’ai senti venir le dénouement à des kilomètres. Et mince, vu le thème abordé, ça m’a vraiment dégoûtée. Pourtant la fin est belle même si trop rapide à mon goût, le symbole est fort et tout ça…
Dernier point qui m’a gênée, c’est que je n’ai malheureusement pas compris la couverture. J’ai eu l’impression que c’était juste un faire-valoir parce qu’elle n’a rien à voir avec l’histoire alors que j’en attendais quelque chose…
Bref, c’était une lecture sympa mais qui ne me marquera pas.

A très vite pour un autre avis.
Lisa

coup de coeur, Lecture commune, Mes lectures, Service Presse

Mon petit cœur de pierre

Bonjour à tous!

J’ai lu Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron Boyer que j’ai rencontrée sur Instagram. Une bien jolie rencontre.
Je remercie vivement l’auteure du coup, Hachette Romans et NetGalley de m’avoir permis de lire ce petit bijou.
J’ai lu ce roman young adult en lecture commune avec Amelikesbooks sur Instagram (allez voir son compte si vous êtes sur ce réseau social, il est top).

Quatrième de couverture

D’après Tom, mon meilleur ami, j’ai un petit cœur de Pierre. Autrement dit, je ne suis pas douée pour les émotions et les sentiments.
Il y a pourtant plein de choses qui me touchent, comme les hérissons tout mignons. Des choses qui comptent, comme le duo de choc qu’on forme avec Tom.
Des choses qui me manquent, comme mon père, que je n’ai connu qu’en photo, mais que je retrouve dans les traits de mon nouveau prof…
Et puis il y a le nouveau de la classe, Alex. Son sourire, son accent, son petit je-ne-sais-quoi.
Tom dit que mon petit cœur de pierre se craquelle. Moi, je crois que c’est mon petit monde tout entier et mes certitudes qui risquent d’exploser…

Mon avis

Avant toute chose, j’ai adoré ce roman. C’est un concentré de mignonitude du début à la fin. Et franchement, c’est trop bien.
On suit la rentrée en troisième de Marion qui ne se passe pas tout à fait aussi simplement qu’elle l’avait prévu.
D’abord parce que son prof de bio ressemble comme deux gouttes d’eau à son père qui est censé être mort.
Ensuite parce qu’un petit nouveau dans sa classe lui fait ressentir des trucs qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à maintenant, elle, la demoiselle au petit cœur de pierre.
Autour d’elle, avec elle, il y a tout un petit monde qui gravite. Sa maman qui l’élève seule, leur propriétaire, une vieille dame qu’on voudrait tous avoir pour grand-mère, son oncle éternellement jeune dans sa tête. Ses camarades de classe. Ceux qu’elle aime, ceux qu’elle déteste. Et puis, il y a Tom. Son meilleur ami. Il n’est rien sans elle. Elle n’est rien sans lui. Ils sont inséparables et leur relation est belle comme tout.
C’est beau. C’est vrai.
Les thèmes abordés sont loin d’être simples. L’absence du père et la construction d’une adolescente sans un modèle masculin de référence. Les relations familiales pas toujours faciles pour les ados. Les moqueries entre collégiens, le harcèlement. À cause de codes débiles sur l’apparence qui ne devraient pas exister.
Il y a aussi de thèmes plus légers. L’amitié. Celle de Marion et Tom. Une amitié comme on en aimerait tous. Les premiers émois adolescents. Les premières amours.
C’est tellement bien écrit. Les mots retranscrivent parfaitement les émotions. La fraîcheur de Marion est palpable à travers l’écriture de l’auteure. C’est un vrai rayon de soleil.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un vrai bijou et même si je ne suis plus ado depuis longtemps, j’ai adoré et même versé une petite larme à la fin. J’ai un petit cœur tout mou, moi… Et à 14-15 ans, j’aurais été amoureuse de Tom… mais vraiment amoureuse.

Citations

« Les adultes croient toujours que, pour les enfants, c’est super facile de se faire des amis, c’est à se demander s’ils sont tous amnésiques. Ou menteurs. »
« Le banc de sardines […] on les avait surnommées ainsi parce qu’elles brillaient au soleil avec leurs maquillages irisés, leurs bijoux et leurs tee-shirts à paillettes et parce qu’elles se déplaçaient exclusivement en groupe. »
« C’était un peu comme un pull plein de trous et plus du tout à la mode que tu répugnes à jeter parce que tu te sens trop bien dedans. »
« Oui, peut-être que les enfants sont naturellement bienveillants. A condition toutefois que l’on ne soit pas trop différents d’eux, parce que dans ce cas les enfants peuvent être aussi cruels que des adultes. »
« Tu comprends, me disait-elle, au printemps, tous les enfants du monde répandent leurs graines légères en soufflant pour faire des vœux. Comment veux-tu battre contre les vœux des enfants? C’est une guerre que nous ne gagnerons jamais, et je m’en réjouis! »

Et mes deux préférées…

« Des murs, on s’en est pris plein et on s’en prendra d’autres. Ça s’appelle la vie. Faut juste à apprendre à ne pas taper trop fort dedans et à gérer la douleur. »
« Et mon cœur qui revenait battre à l’endroit de notre baiser. »