Mes lectures

Dix jours avant la fin du monde

Hello !

Je reviens vers vous aujourd’hui pour la chronique de Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton, publié chez Gallimard Jeunesse.

Quatrième de couverture

France, de nos jours. Deux lignes d’explosions d’origine inconnue ravagent la Terre. Quand elles se rejoindront sur l’arc atlantique, toute vie disparaîtra. Commence alors un vaste exode vers la côte. Parmi les fugitifs, six hommes et femmes qui vont tenter d’unir leurs forces pour retarder l’inéluctable. Ils ont dix jours, pas un de plus, avant la fin du monde…

Mon avis

Dix jours avant la fin du monde est le premier roman que je lis de Manon Fargetton et ce ne sera pas le dernier.
J’ai vraiment vraiment beaucoup aimé cette histoire.
Bon, d’abord, il faut savoir que j’adore ce genre de romans. J’aime quand ça tourne autour de ce moment-là, que ce soit juste avant comme ici ou alors juste après dans les romans post-apocalyptiques.
L’une de mes références post-apocalyptiques est Malevil de Robert Merle. Mais ce n’est pas le sujet du jour.

Revenons à Dix jours avant la fin du monde.
Que ferions-nous s’il ne nous restait que dix jours ? C’est cette question qui se pose ici.
Je pense que je ferais comme nos protagonistes. Je gagnerais coûte que coûte la côte parce que peut-être que là-bas, l’humanité survivra.
Ici, pas de Bruce Willis qui sauve le monde, pas de science-fiction, de tentatives incroyables etc… Et c’est ça qui m’a plu.
Les réactions des personnages, leurs sentiments, tout sonne vrai. C’est juste. C’est bien écrit. Bien décrit.
Il n’y a pas des tonnes et des tonnes d’action parce que la vie, la vraie, c’est pas ça. Peut-être que ça manquerait à certains. Pas à moi. Ce n’en est que plus vrai.
Les différents personnages sont tous hyper bien travaillés. Leur psychologie à chacun est bien menée.
J’ai aimé autant que j’ai été frustrée de ne pas apprendre les détails de ce qui est arrivé à Max et sa famille et que certaines choses restent floues. Mais encore une fois, c’est ça la vie.
La fin est rapide et très ouverte.
Elle laisse un goût étrange dans la bouche. Celui d’en savoir plus. Celui d’imaginer ce que nous voudrions pour les personnages. Mais aussi celui que c’est bien comme ça. A chacun d’y voir ce qu’il veut.
J’ai aussi beaucoup aimé la mise en abîme avec le roman qu’écrit Gwen et le côté fantastique au sens strict du terme qu’il amène.
Bref, c’était vraiment une très belle découverte. Je vous le conseille.

Citations

« Commencer un livre, c’est avoir la responsabilité de le finir. »
« Elle chante, il l’écoute. Il est un peu avec elle, là-bas, dans la nuit embouteillée. Il est un peu loin de lui, l’espace d’un refrain. »
« Ils ont tous les deux la patience des gens perdus depuis toujours et l’urgence de ceux qui ont mal sans le savoir. »
« Il ne reste que moi, et du temps. Je ne sais pas quoi en faire, de tout ce temps que je ne prenais pas et qui m’est donné de force avec rien pour l’occuper, ces choses qu’on fait, des agendas pleins à craquer, une vie qu’on remplit pour s’empêcher de penser. »
« Elle a toujours aimé la poésie de l’inutile. »
« – A quoi tu penses ?
– A combien je t’aime.
– Et alors ?
– L’infini au carré. »
« Un sourire qui se fissure de partout tandis qu’il soutient son regard en silence. »
« La littérature peut changer le monde. »

PS : Je n’aurais pas classé ce roman en littérature jeunesse… Alors les adultes, ne vous privez pas de le lire.
PPS : « Nos vies en l’air » m’attend maintenant dans ma PAL.

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa