Mes lectures, netgalley, Service Presse

Les cœurs aimants

Salut!

Ça fait quelques temps que je n’ai pas publié de chronique… Honte sur moi. Pourtant, j’ai lu… Et de très bonnes choses d’ailleurs.
Mais j’ai écrit aussi. Et du coup, je ne pouvais pas faire les deux à la fois. Bien que j’aimerais cela dit. Qui n’aimerait pas faire deux choses voire plus à la fois?
J’ai donc lu grâce à NetGalley et aux éditions XO, Les cœurs aimants de Anne Plichota et Cendrine Wolf. Je les remercie vivement.

Quatrième de couverture

– Tu en as envie, Dana.
– Oui.
– Tu sais que je le sais.
– Oui.
– Alors qu’est-ce qui te retient ?
– Rien. Tout. Toi.

À bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huis clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui –, leurs regards n’auraient jamais dû se croiser.
Et pourtant…
Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d’être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à aimer.
Et à s’abandonner…
Deux cœurs aimants.
Jusqu’à ce qu’une autre réalité ne vienne fracturer ce miracle si fragile.

Un magnifique roman sur l’acceptation de soi. Une initiation à la sensualité, aussi tendre que passionnée. 

Anne Plichota et Cendrine Wolf écrivent ensemble depuis près de dix ans. Leurs romans et séries ont conquis un large public autour de thèmes qui leur sont chers : l’identité, l’amitié, les relations amoureuses à l’adolescence.

Mon avis

J’ai tout de suite été touchée par Dana et Cobalt. Tout de suite.
D’abord par Dana et ses obsessions par rapport à la nourriture. Ne manger que des aliments blancs m’a interpellée.
Parce que justement, presque tous les aliments blancs (purement blancs, lait, crème, blanc d’œuf, fromage blanc…), je ne les mange pas.
Il y avait aussi sa maigreur, son déni… Mais aussi son envie de s’en sortir. Parce qu’elle est là, présente… même si elle est faible au début.
Il y a ensuite Cobalt. Ce surnom lourd de signification. Ce côté séducteur. Cette apparente confiance en lui. Ce petit côté un brin arrogant. Forcément, on sent quelque chose de plus profond chez lui. Il saute sur tout ce qui bouge, aime les filles pulpeuses, sûres d’elles. Et pourtant, dès son arrivée, Dana l’intrigue.
Tous les deux, ensemble, parfois l’un avec l’autre et parfois l’un contre l’autre, ils vont évoluer. S’ouvrir, aller mieux.
On les suit dans les groupes de thérapie, en séances individuelles, au réfectoire, dans leur intimité. On découvre à côté d’eux des personnages touchants ou parfaitement horripilants. J’ai eu un gros coup de coeur pour Rose qui m’a fait penser à Pénélope Garcia de la série Esprits Criminels. Le personnage de Rose est un vrai rayon de soleil dans le quotidien de ces jeunes en souffrance.
Je regrette juste de le livre n’aille pas un peu plus loin dans la psychologie des jeunes. Les raisons de leur mal-être est bien sont bien expliquées mais j’ai trouvé qu’ils allaient mieux peut-être un peu trop vite.
Je garderai quand même en tête une très bonne lecture.

Citation

« Le vide est parfois tellement grand qu’il peut prendre tout l’espace, comme si c’était énorme et que ça pesait des tonnes. Et c’est pire, parce que ce vide-là, on ne le remplit jamais. »

A très vite pour un autre avis!
Lisa