Mes lectures

Néachronical

Bonjour bonjour!

Je reviens aujourd’hui pour la chronique d’un livre que le papa Noël a déposé sous le sapin à mon intention, Néachronical de Jean Vigne aux éditions Lynks.
Ce livre, je voulais vraiment le lire pour deux raisons. La première est que je trouve la couverture absolument splendide. La deuxième est que le résumé m’attirait vraiment beaucoup.

Quatrième de couverture

Après avoir fait le mur pour aller à un rendez-vous nocturne, Néa, 15 ans, se réveille à demi-embourbée dans les marais locaux. Sur le chemin du retour, l’esprit embrumé, elle tente de rassembler des souvenirs qui lui échappent. D’autant plus qu’une fois chez elle, ses parents, sous le choc, lui apprennent que son absence a en fait duré plus de cinq ans. C’est désormais une jeune femme qui doit reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, c’est à dire au lycée.
Seulement, le fossé avec ses camarades se creuse de jour en jour, pas seulement à cause de l’âge, mais également parce qu’une série d’événements inexplicables la rend différente du lycéen lambda. Et du genre humain… Maintenant, Néa n’a plus qu’une idée en tête: retrouver la mémoire afin de comprendre ce qu’il lui arrive.

Mon avis

Le livre est en fait une intégrale. Les trois romans ont été auparavant édités aux éditions du chat noir.
Je vais donc vous donner mon avis sur les trois tomes. Ainsi que mon sentiment général.

Dans le premier tome, Memento mori, nous faisons la connaissance de notre héroïne Néa Ledestin qui se réveille au bord d’un étang, sans aucun souvenir.
Elle rentre chez elle et découvre qu’elle a disparu pendant cinq ans. Elle reprend sa vie là où elle s’est arrêtée mais tout un tas d’événements étranges arrivent autour d’elle.
J’avoue que je suis mitigée sur ce premier tome. Il se passe beaucoup de choses et en même temps, nous n’apprenons presque rien sur Néa et ce qu’elle est devenue. On découvre ses pouvoirs, on se doute de plein de choses mais rien n’est confirmé ou infirmé et c’est particulièrement frustrant.
De plus, Néa m’a bien souvent agacée. Elle agit comme une gamine mal élevée et non comme une ado de quinze ans. J’en côtoie très souvent et elles sont loin de se comporter comme notre héroïne se comporte. L’auteur l’a dépeinte comme un cliché ambulant, à penser toujours aux garçons et à dire que les autres filles la jalousent.
J’ai par contre bien aimé le personnage de Juliette, jeune fille enlevée pour être vendue, et celui du capitaine Alonzo, flic désabusé.

Dans le second tome, Post Mortem, nous en apprenons enfin beaucoup plus sur Néa et sa nouvelle condition.
J’ai également beaucoup aimé les retours dans le passé avec l’histoire de Chevalier Guinard.
Je dirais que j’ai d’ailleurs commencé à apprécier l’histoire vraiment dans ce tome 2. L’histoire devient abracadabrantesque. L’auteur lie à son histoire des personnages de légende et c’est intéressant de les voir utilisés de façon complètement différente que celles qu’on connaît.
Il y a donc ces êtres de légende, des créatures dotées de pouvoirs particuliers et j’en passe. De l’autre côté, il y a toujours ce pauvre capitaine Alonzo qui essaie de résoudre une enquête de plus en plus incroyable. C’est d’ailleurs lui que j’ai préféré dans ce tome.
Néa a également un peu « grandi ». Elle est moins imbuvable que dans le premier tome et m’a plus touchée. On voit qu’elle a des regrets sur certaines choses qui sont arrivées, elle est plus mature même si elle est toujours très cliché à certains moments.

Dans le troisième et dernier tome, Manus Dei, l’histoire devient encore plus glauque. On est toujours dans l’abracadabrantesque et j’ai beaucoup aimé.
On oscille toujours entre passé et présent en faisant également des bons dans le futur.
L’histoire se met petit à petit en place. Les éléments se recoupent progressivement pour mener à des révélations invraisemblables. Peut-être qu’on devrait trouver ça trop gros mais en fait, j’ai adoré ça. Plus rien n’est réel et on se dit « après tout, pourquoi pas » et on en redemande.
J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hesat, celui de Morgane aussi.
Néa se montre encore parfois insupportable mais agit pour s’en sortir.
Par contre, encore une fois, j’ai trouvé que l’auteur tombait dans le cliché. On a l’impression que tous les flics sont des bons à rien qui passent leur temps à boire, que tous les politiciens sont des arrivistes et j’en passe. J’ai détesté ce qu’il est advenu d’Alonzo. Mais vraiment détesté. Il faut dire que j’aimais beaucoup ce personnage. La réinterprétation des légendes m’a un peu fait grincer des dents mais au moins, j’ai réagi.
La fin est par contre vraiment bien faite et je l’ai beaucoup aimé.

Mon avis général est que l’histoire est vraiment bien même si dans le premier tome, nous n’avançons pas beaucoup. Je n’ai malheureusement pas apprécié les clichés que l’auteur véhicule surtout ceux à propos des femmes. Quoique les hommes ne sont pas mieux lotis. En tout cas, je ne voudrais pas vivre dans un monde où tous les hommes voient les femmes comme des objets à mettre dans leur lit, où les femmes se jalousent entre elles pour le même mâle.
Le monde créé par l’auteur est glauque à souhait, moche et sans aucun espoir et de temps en temps, c’est sympa de lire des histoires comme celle-ci.

Citations

« La connaissance apporte l’envie de liberté d’où découle fatalement l’idée de la révolte. »
« Trahir une femme est la pire bêtise que peut commettre un homme. »
« L’empreinte du feu n’y a laissé aucune trace, sinon ces quelques stigmates noirs , tatouages variés issus des cendres de bois sur une étendue neigeuse. »
« Il le sait, le pouvoir d’un jour n’est jamais le pouvoir de toujours. Ce qui est acquis se veut éphémère, c’est pour cette simple raison qu’il faut profiter des bienfaits de l’existence sans jamais rechigner devant l’âpreté de la vie. »
« Je suis la définition d’une contradiction, capable de faire et de défaire, de créer et d’éradiquer. »

J’espère que mon avis vous aura plu. À bientôt pour un nouvel article.
Bises.
Lisa.