Mes lectures, netgalley, Service Presse

Mission Séduction

Bonjour à tous !

J’ai lu grâce à Net Galley et aux éditions Hachette, Mission Séduction de Laurène Reussard. Je les remercie de m’avoir permis de lire ce roman.

Quatrième de couverture

Romeo, 20 ans, est agent en séduction. Principe : aider de jeunes filles en souffrance à retrouver goût au bonheur. Armes : son sourire, sa répartie et son expertise en matière de relations. Règles : personne ne doit souffrir, personne ne doit tomber amoureux. Taux de réussite : 100%.
Sa nouvelle mission représente un défi de taille car Héloïse est une lycéenne rebelle, sarcastique et hautaine. Depuis quelques mois, elle ne laisse personne l’approcher, pas même ses amis. Romeo a beau lui sortir le grand jeu, chacune de ses tentatives pour percer ses défenses se solde par un échec. Mais Romeo n’a pas dit son dernier mot ! Quelque chose chez cette fille aux smokey eyes l’intrigue : et si plutôt qu’une blessure, son attitude masquait de grandes forces ? Qui de l’agent séducteur ou de la cible séduite mène véritablement la danse ?

Mon avis

Bon, je vous le dis tout net, c’est une déception.
Pourquoi ? Parce que je n’ai absolument pas été touchée par les personnages et que j’ai trouvé la fin beaucoup trop énorme et pas crédible du tout.
J’ai même vraiment eu du mal au début à me mettre dans l’histoire.
Mais voyons d’abord les points positifs :
– Le sujet principal du livre est bien abordé et bien traité. Il est important de parler le plus possible de tout ça parce que de nombreux enfants/adolescents en sont victimes.
– Les différents problèmes qui peuvent arriver aux ados sont aussi abordés : la recherche de la sexualité, les jugements, l’apparence, les amitiés qui se font et se défont. Tout ça était sympa.
– L’histoire de notre héros, Roméo, m’a bien plu. C’était crédible et plus touchant que le reste. C’est d’ailleurs la seule chose qui m’ait touchée.
– Le caractère d’Héloïse est assez sympa et bien travaillé.

Au tour des points négatifs… :
– Nos héros jouent au chat et à la souris dans tout le bouquin et j’ai trouvé ça puéril au bout d’un moment.
– L’écriture est fluide mais je n’ai malheureusement ressenti aucune émotion à travers les mots de l’auteure.
– Mais rien ne peut égaler la fin (pas l’épilogue qui lui était plutôt sympa) mais la fin. C’est beaucoup trop gros pour être crédible et j’ai trouvé que ça ne servait à rien et n’apportaient rien à l’histoire. OK, il y a des jeunes (et pas que des jeunes) dérangés mais là, c’était trop pour moi.

Bref, il y a de bonnes choses dans ce roman, je pense que certains peuvent vraiment l’apprécier mais ça n’a malheureusement pas été mon cas.

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Juste un signe

Hello !

Grâce à NetGalley et aux éditions Hachette, j’ai lu Juste un signe de Liz Plum.

Je les remercie de m’avoir donné cette opportunité.

Quatrième de couverture

À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.

Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes !

Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.

Mon avis

Bon, je le dis tout net, je n’ai pas été convaincue par l’histoire.

Pourtant, elle est addictive. Vraiment.

À partir du moment où notre héroïne rencontre notre héros, on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver.

Il y a de nombreux points positifs dans le roman. Le premier est que l’auteure ne tourne pas autour du pot. On sait immédiatement pourquoi Raine est mutique. Elle a vécu un traumatisme et le choc a fait qu’elle ne parle plus depuis trois ans.

J’ai particulièrement aimé ses amis, son frère, la bande qu’ils forment tous ensemble. Les liens qui les lient sont forts et franchement, sont bien décrits.

Comme je le disais plus haut, le roman se lit tout seul.

On a envie de tourner les pages pour savoir ce qui est arrivé à West et quand il arrivera à refaire parler Raine.

J’ai aussi adoré le surnom qu’il lui a donné.

Mais malheureusement, ça ne fait pas tout ou du moins, ça ne m’a pas suffi.

J’ai trouvé que tout le reste était vraiment cliché. La fille insignifiante et mutique d’un côté (mais qui est douée pour pleins de trucs) et le nouveau, bad boy délinquant de surcroît (qui en fait ne l’est pas), honnêtement, c’était trop facile. Bien sûr c’est quelque chose qui marche. Et je ne déteste pas ça. Mais là, ça n’a pas marché.

On savait depuis le début ce qui allait se passer, la seule inconnue était de savoir quand. C’est arrivé à mon sens beaucoup trop tôt dans le livre.

J’aurais voulu également que certains sujets soient beaucoup plus développés. On apprend évidemment la raison pour laquelle West est allé en prison mais j’aurais vraiment aimé qu’on en apprenne plus sur sa vie là-bas. Et sur l’absence du père de Raine…

L’épilogue est beaucoup trop long et je l’ai trouvé pour le coup, extrêmement patriotique et toujours aussi cliché.

J’ai passé malgré tout un bon moment mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce roman.

Citations

« C’est dans ces moments-là, quand je sens les touches sous mes doigts, que je me sens véritablement en sécurité. La musique devient mon sanctuaire, le piano, mon paradis. Je me laisse emporter par la mélodie, oubliant tout ce qui m’entoure. »

Mes lectures, netgalley, Service Presse

What happened that night tome 2

Hello!

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Hachette le tome 2 de What happened that night de Deanna Cameron.
J’avais beaucoup apprécié le tome 1 et j’étais ravie de pouvoir lire la suite.

Quatrième de couverture

Le mystère s’épaissit : un corps a été retrouvé dans le jardin des Porterfield. Après l’arrestation de leur fille aînée pour le meurtre du voisin, les parents d’Emily et Clara sont complètement perdus : depuis quand et pourquoi ce cadavre a-t-il été enterré chez eux ?
Clara, elle, ne sait plus quoi penser. Deux morts en si peu de temps et dans le même quartier… Et si elle s’était trompée sur toute la ligne ?

Mon avis

Le tome 1 s’arrêtait sur une horrible découverte et j’étais donc vraiment impatiente de retrouver Clara pour enfin savoir toute la vérité.
Tout ce tome est vraiment bien mené. Avec Clara qui nous tient par la main, nous allons de découverte en découverte.
L’auteure sème ses révélations une par une, petit à petit pour nous tenir en haleine. Contrairement à d’autres avis qui disaient qu’il y avait des longueurs dans ce tome, je ne me suis pas ennuyée une seconde, justement grâce à tous les détails qu’on nous donne au fur et à mesure.

J’ai beaucoup apprécié le travail sur la psychologie des personnages.
Dans ce tome, Clara grandit, elle s’affirme face aux autres et bien que marquée par ce qui lui est arrivé, elle va mieux, elle accepte.
J’ai encore une fois beaucoup apprécié Kolby. Il n’a pas un rôle facile dans l’histoire et son personnage est génial. Contre toute attente, j’ai aussi beaucoup aimé Wilson.
Nous en apprenons aussi beaucoup plus sur les émotions des parents de Clara et sur ceux de Griffin et cela apporte à mon sens un réel plus à l’histoire.

Des thèmes forts sont encore abordés dans ce tome. J’ai particulièrement apprécié l’un d’eux dont je ne vous dirai rien de plus pour ne pas vous spoiler. Mais je trouve qu’il nous en apprend énormément sur Emily. J’ai trouvé cela aussi très bien de l’utiliser car c’est clairement un sujet tabou.
Encore une fois, les apparences sont trompeuses. Je crois même que c’est ce que je retiendrai de ces 2 tomes. Qu’on a beau penser qu’on connaît les gens, ce n’est pas forcément le cas même si ce sont nos proches.

Bref, j’ai vraiment apprécié ma lecture et je vous recommande ces 2 tomes.

PS: j’avais écrit un avis beaucoup plus long et détaillé mais tout a été effacé (et si vous vous posez la question, c’est de ma faute)… J’ai eu la flemme de tout refaire du coup…

Citations

« Je pensais que l’océan de ses yeux était profond, attirant et sûr, même si j’aurais dû savoir qu’on doit toujours se méfier des eaux profondes. Les vagues s’écrasent violemment contre les rochers et les navires, des créatures traîtresses sont tapies sous la surface visible. »
« J’ai ri, en penchant la tête en arrière vers les étoiles à des milliers de kilomètres de moi, de lui, de tout. Si lointaines que rien ne peut les toucher. Je les ai regardées jusqu’à ce que les taches blanches commencent à s’estomper et à se déformer dans l’obscurité. »

A très très vite pour un nouvel avis.
Bises.
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

What happened that night

Salut à tous!

J’ai lu le tome 1 de What happened that night de Deanna Cameron grâce à NetGalley et aux éditions Hachette. Je les remercie énormément pour cette opportunité.
Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre et j’avoue que j’ai été agréablement surprise.

Quatrième de couverture

Personne ne sait pourquoi ma sœur a tué Griffin Tomlin.
Personne sauf moi. Moi, je sais très bien ce qui s’est passé.
Emily ne détestait pas Griffin.
Ou plutôt, elle ne l’avait pas toujours détesté.
Mais, par ma faute, elle s’était mise à le haïr.
Parce que je lui avais raconté une histoire que je n’aurais jamais dû lui avouer.
À partir de là, tout est parti en vrille.
Et Griffin est mort.

Mon avis

Comme je le disais en introduction, je ne savais pas à quoi attendre. Je n’avais lu aucun avis avant de me lancer et je pense que c’était une bonne chose.
J’ai aimé découvrir l’histoire de Clara petit à petit. Savoir pourquoi sa soeur avait tué le fils de leurs voisins.
A travers les retours dans le passé, on voit les Tomlin s’installer en face de chez les Porterfield. On les voit grandir. On voit Clara qui tombe amoureuse de son voisin d’en face. Ce garçon « parfait ».
Et il y a le présent. Ce présent où tout part en vrille dans la vie de Clara. Parce que sa soeur est en prison, parce que ses parents se déchirent, parce que les voisins qui étaient leurs meilleurs amis ne le sont plus. Parce qu’elle s’en veut. Parce qu’une fille vêtue de rose a hérité du casier de sa soeur au lycée. Parce que la seule personne qui la comprend est le meilleur ami du mort, de Griffin.

Au début, il m’a été difficile de m’y retrouver. J’ai trouvé le début lent. Mais finalement quand tout commence à s’éclaircir, à accélérer, quand on apprend enfin ce qu’il s’est passé, je me suis dit que tout le reste était nécessaire.
Bien sûr, je me doutais un peu de ce qui était arrivé (et qui est parfaitement bien décrit d’ailleurs) mais ça n’a absolument rien gâché.

J’ai vraiment beaucoup apprécié l’absence d’Emily. Les différents sentiments envers elle de la part des différents membres de la famille.
J’ai apprécié Aniston. Tornade rose improbable dans l’existence de Clara.
J’ai beaucoup aimé Kolby aussi. Le meilleur ami de Griffin qui devient ami avec Clara. Parce qu’il a perdu son meilleur ami et elle sa soeur. Parce que dans le fond, ils se comprennent.

J’ai aimé que les apparences soient trompeuses. Que peut-être les gentils ne sont pas ce qu’on croit et qu’on affiche. Que les méchants affichés avaient peut-être de bonnes raisons.

Bref, c’était une très bonne première lecture pour 2019 et je lirai très bientôt la suite!
Bises
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Malala, l’histoire de mon engagement pour le droit des filles

Bonjour à tous,

J’ai lu Malala, mon engagement pour le droit des filles de Malala Yousafzai et Michel Laporte grâce à NetGalley et aux éditions Hachette que je remercie sincèrement.
J’avais bien entendu, comme tout le monde, entendu parler de Malala mais je n’avais jamais pris le temps de me pencher sur son livre.
Le trouver sur NetGalley dans cette version adaptée pour un public jeunesse m’a tout de suite attirée.

Résumé

L’histoire vraie de Malala, plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix, et de son combat pour l’éducation.
Avant de devenir célèbre, Malala était une jeune fille comme les autres qui a simplement osé défendre une cause qui lui tenait à cœur. Dans sa région du Pakistan autrefois si paisible, alors qu’on leur interdit désormais d’aller à l’école, Malala a risqué sa vie pour le droit de toutes les filles à recevoir une éducation.  
Cette version abrégée de son autobiographie, qui inclut des illustrations, un glossaire, ainsi qu’une chronologie de la vie de Malala, raconte l’histoire remarquable d’une jeune fille qui a refusé de se taire. Malala s’exprime face à la haine pour offrir son message de persévérance et d’espoir.

Mon avis

Cette version de l’histoire de Malala m’a donné envie de lire la version non abrégée.
J’ai beaucoup aimé cette version quand même. C’est un livre que l’on devrait étudier à l’école.
J’ai admiré cette fillette puis cette jeune fille qui s’est toujours battue pour que ses droits soient les mêmes que ceux des garçons.
J’ai admiré ce père, cet érudit, qui n’a jamais pensé qu’une fille valait moins qu’un garçon.
Il y a leur histoire dans ce roman, celle d’une famille que la vie va changer. Mais il y a aussi notre Histoire, celle avec un grand H. La montée des talibans, de l’islam extrémiste et de ce retour en arrière au niveau des idées. Les droits des gens bafoués, ceux des femmes n’en parlons pas…
Quoique si parlons-en, parce que toute l’histoire de Malala est là. Elle a osé parler. Alors qu’elle n’en avait plus le droit. Ils ont voulu la faire taire, elle a survécu et gagné encore en médiatisation.
Le texte est très facile à lire. Les petits encarts permettent d’en apprendre plus sur l’islam et ses coutumes et c’est très intéressant. Les petites illustrations sont vraiment belles.

Ce livre était ma dernière lecture de 2018 (si l’on exclut Harry Potter et l’ordre du Phénix que j’ai relu) et je suis ravie d’avoir terminé l’année avec un texte lourd de sens, un texte fort qui milite pour le droit à l’éducation des filles et pour les droits des enfants.
Je suis persuadée que nous vivrons dans un monde meilleur le jour où tous les enfants à égalité auront droit à l’éducation. Les hommes et les femmes ainsi instruits pourront alors se battre pour leurs droits et contre l’obscurantisme.

Citations

« Au Pakistan, quand naît un garçon, c’est l’occasion de réjouissances. […] Mais quand c’est une fille, personne ne vient rendre visite aux parents. »
« On pourrait dire que j’ai grandi à l’école. L’école était mon monde, et le monde, c’était l’école. »
« Parce que dans un pays où tant de gens considèrent que c’est du gaspillage d’envoyer les filles à l’école, un professeur est la personne qui vous aide à croire dans vos rêves. »
« Le terrorisme, c’est aller se coucher le soir sans savoir quelles horreurs le lendemain matin apportera. C’est descendre dans sa propre rue en ignorant à qui on peut faire confiance. C’est l’ennemi partout, et les attaques qui viennent de nulle part. »
« – La nuit, notre peur est forte, jani, a-t-il répondu. Mais le matin, à la lumière, nous retrouvons notre courage. »
« Je conçois le monde comme une famille. Quand l’un de nous souffre, nous devons tous donner un coup de main pour l’aider. »
« Je ne lève pas la voix pour crier mais pour que ceux qui n’ont pas de voix puissent être entendus. »
« Ils ont pensé que des balles nous feraient taire. Mais ils ont échoué. Voilà que, de ce silence, se sont élevées des milliers de voix. »
« Un enfant, un professeur, un crayon, un livre peuvent changer le monde. »

A très vite pour un nouvel article, mon bilan de l’année 2018… Oui, je sais, je suis carrément en retard!
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Grace and Fury

Bonjour bonjour,

Vous avez vu, je n’ai pas tardé trop longtemps avant de donner mon avis suivant. Il est déjà là.
J’ai lu grâce encore une fois à NetGalley et aux éditions Hachette, Grace and Fury de Tracy Banghart. Je les remercie vivement pour cette lecture.

Quatrième de couverture

«  À Viridia, les femmes n’ont pas le droit de lire. Pas non plus le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. Ni d’avoir des idées.  »
Depuis toujours, Serina a été formée pour devenir une Grâce et satisfaire le prince héritier, s’il la choisit. Sa sœur Nomi, elle, a été entraînée pour servir Serina et l’aider à séduire le prince.
Quand le jour de la sélection des Grâces arrive enfin, rien ne se passe comme prévu. Nomi est retenue à la place de sa sœur, et Serina envoyée en prison pour un crime qu’elle n’a pas commis.
Aucune n’est prête à accepter ce destin qu’on leur impose.
Pour survivre, les deux sœurs vont devoir s’adapter.
Pour se retrouver, elles prendront tous les risques.
La révolte ne fait que commencer…

Mon avis

J’avais été attirée par la toute première phrase de la quatrième de couverture. En bonne féministe, elle ne pouvait que m’interpeller.
J’ai tout de suite demandé à pouvoir chroniquer ce roman et j’ai été ravie quand ma demande a été acceptée.
Il est inconcevable pour moi d’imaginer un monde tel que celui de Serina et Nomi.
Un monde où les femmes n’ont aucun droit, ni celui de lire et d’étudier, ni celui de choisir leur mari, ni celui d’aimer. Encore moins celui de penser et de donner leur avis.
C’est le genre de choses qui a le don de m’exaspérer.

On suit donc Serina qui a été choisie par le gouverneur de sa région pour aller à la « capitale » afin d’être présentée à l’héritier du royaume de Viridia. Celui-ci aura le droit de choisir trois Grâces.
C’est aussi un point qui m’a fait hérisser les poils sur les bras. Le Supérieur (celui qui commande) et donc son fils aîné par ricochet (parce qu’il est censé continuer les traditions de son paternel) sont polygames.
Bref, c’est un monde PARFAIT pour moi…
Donc Serina a été élevée toute sa vie dans ce but. Elle a eu chez ses parents les plus grosses portions de repas, les premières minutes du bain bien chaud etc… Elle a appris à se tenir en société, à être belle, à ne surtout jamais rien dire, ne pas se plaindre, à obéir.
Pour ne pas être séparée de sa petite soeur Nomi, Serina décide de l’amener avec elle et d’en faire sa suivante.

Mais là, tout se bouscule. Pendant que Serina est au bal de présentation des éventuelles futures Grâces, Nomi se rend aux toilettes. Une porte entrouverte l’attire comme un aimant… Ce qui s’y trouve derrière est l’interdit.
Et Nomi aime l’interdit. Alors que sa soeur fait tout pour suivre les règles, elle aime les enfreindre. Nomi a appris à lire avec son frère. Elle est revoltée et rebelle, pensant que les femmes ont autant de droits que les hommes.
Malgré elle et contre sa volonté, c’est elle qui se retrouve choisie avec deux autres jeunes filles pour être Grâce. A son grand dam et celui de sa soeur.
Tout bascule à partir de cet instant. Les deux soeurs sont séparées, Serina va découvrir que sa soeur avait raison, que les femmes valent quelque chose et ne sont pas de simples poupées pour faire joli. Nomi va essayer d’apprendre ce qui lui est arrivé.
Les liens avec les autres personnages se nouent.
On découvre des jeunes filles pas du tout préparées au monde qui les entoure. Des filles bien trop naïves parce qu’elles n’ont pas eu d’exemples de la fourberie dont sont capables les hommes étant donné qu’elles ne doivent que les satisfaire.
J’ai pesté contre Nomi, contre Serina aussi.
Mon côté féministe a été malmené en les voyant bien trop souvent ne rien dire.
Mais elles se réveillent. Et c’est là que le premier tome se termine!
Autant dire que je veux savoir la suite!!!

Citations

« Pour toutes celles à qui on a dit de s’asseoir et de se taire… et qui sont restées debout »
« Ce n’est pas choix quand on n’a pas la possibilité de dire non. Un oui n’a pas la même valeur quand c’est la seule réponse à laquelle on est autorisé! »
« Les femmes n’avaient pas le droit de lire. Les femmes n’avaient pas le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. […] Pas le droit d’avoir des idées. Pas le droit de choisir. Pourquoi, enfin? »

coup de coeur, Mes lectures, netgalley, Service Presse

Georges, le monde et moi

Salut,

Je remercie NetGalley et les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre.
J’ai été tout de suite attirée par la couverture et le résumé.
Et puis, il faut dire que j’adore le Young Adult.

81e+5BcQvSL

Quatrième de couverture

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

Mon avis

Que l’adolescence est bien décrite dans ce roman!
On y parle d’orientation, de fêtes, de lycée, de famille, d’amitié, d’amour, de découverte de sa sexualité, d’acceptation de soi. De mal être aussi. De ce qui fait les jeunes, de la vie etc…
C’est délicieux.
Priam est persuadé d’être transparent. Il est gentil (trop?), nul en maths, amoureux de Gabrielle alors qu’elle ne le voie que comme un ami. Il ne se fait pas remarqué. Jamais.
Jusqu’au jour où son monde bascule avec l’entrée fracassante de Georges dans sa vie.
Georges, le mec cool et que tout le monde aime, en dehors peut-être de sa famille.
Il y a aussi tout le petit monde qui gravite autour d’eux, leurs amis, leurs familles. Ils sont tous attachants à leur manière, même quand ils sont bêtes et aveugles…
On suit tout ça. L’histoire d’amitié entre Priam et Georges, les jeux de mots pourris de ce dernier, le besoin de tout contrôler du premier.
Le ton est léger mais les idées qui passent, elles ne le sont pas.
Des sujets, qui malheureusement existent encore, sont abordés. L’homophobie principalement. Et tout ce qui va graviter autour, les amitiés perdues, la réaction des proches, le regard des autres.
Le manque de confiance en soi.
La difficulté de savoir où l’on va quand on doit choisir pour sa vie entière.
Il y a tellement de bons mots, de belles pensées que je ne pourrais les relever tous. Nos héros sont philosophes dans l’âme. Et franchement, c’est un bonheur.

De plus en plus de romans pour adolescents parlent d’homosexualité, d’hétérosexualité, de pansexualité et je trouve ça vraiment très bien. Il faut parler de ces choses-là, tout comme du harcèlement ou des maladies mentales, pour que les mentalités s’ouvrent et qu’enfin on arrête d’avoir peur de l’autre parce qu’il est différent.

L’écriture est fluide, actuelle, bien dosée sans jamais tomber dans la facilité. Elle donne envie de tourner la page sans jamais s’arrêter.

Je suivais l’auteure sur Wattpad sans jamais avoir lu cette histoire-là et je le regrette un peu. Elle est vraiment géniale.
Je le conseille fortement aux jeunes et aux moins jeunes. Aux premiers parce qu’ils baignent dedans et qu’ils doivent se rendre compte qu’ils ne sont pas tous seuls quand ça ne va pas ou qu’ils sont différents. Les seconds pour se replonger dans ces premiers émois qui vous remuent le corps et l’âme.

Citations

« Le problème, c’est qu’on rabâchait aux enfants que le mensonge était mal, mais pas qu’il faisait du mal. Peut-être qu’on ne le disait pas pour que les enfants le comprennent par eux-mêmes. »
« Qui frappe à votre fenêtre à vingt-trois heures? Les psychopathes, les serial killers, les criminels en cavale, les poupées démoniaques qui veulent jouer avec vous, et la liste n’est pas exhaustive. »
« Ma réaction a été à la hauteur de ma bravoure : j’ai fait le mort. J’ai même arrêté de respirer. Ce qui est, en soi, très stupide, puisque stopper ma respiration n’allait pas me rendre invisible. Personne n’a jamais dit que j’étais un modèle de logique. »
« S’il vous plaît, ne laissez jamais votre vie entre mes mains : je prends de mauvaises décisions sous la pression. »
« Les meufs sont toutes des plaies. Fais comme moi : sors avec des mecs. »
« J’ai pas encore trouvé pourquoi ou pour qui je vis, mais je me dis que c’est mieux de ne pas savoir, ça nos permet d’être plus libres. »
« Toute ta vie, tu hésiteras, tu douteras, et c’est normal. Doute des choses extérieures, doute de ce qui n’est pas en ton contrôle parce qu’il le faut. Mais ne doute pas de toi, parce que tu n’en as pas besoin : tu te connais. »
« Moi aussi, peu à peu, je devais apprendre à laisser partir l’enfant que j’avais été et accueillir l’adulte que j’allais devenir. Finalement, c’était exactement la définition de l’adolescence. »

Et ma préférée, je crois même que je vais vous bassiner avec parce que c’est exactement moi…

« D’une manière aussi étrange que cela puisse paraître, je suis mes émotions. Rien de plus. »