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Georges, le monde et moi

Salut,

Je remercie NetGalley et les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre.
J’ai été tout de suite attirée par la couverture et le résumé.
Et puis, il faut dire que j’adore le Young Adult.

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Quatrième de couverture

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

Mon avis

Que l’adolescence est bien décrite dans ce roman!
On y parle d’orientation, de fêtes, de lycée, de famille, d’amitié, d’amour, de découverte de sa sexualité, d’acceptation de soi. De mal être aussi. De ce qui fait les jeunes, de la vie etc…
C’est délicieux.
Priam est persuadé d’être transparent. Il est gentil (trop?), nul en maths, amoureux de Gabrielle alors qu’elle ne le voie que comme un ami. Il ne se fait pas remarqué. Jamais.
Jusqu’au jour où son monde bascule avec l’entrée fracassante de Georges dans sa vie.
Georges, le mec cool et que tout le monde aime, en dehors peut-être de sa famille.
Il y a aussi tout le petit monde qui gravite autour d’eux, leurs amis, leurs familles. Ils sont tous attachants à leur manière, même quand ils sont bêtes et aveugles…
On suit tout ça. L’histoire d’amitié entre Priam et Georges, les jeux de mots pourris de ce dernier, le besoin de tout contrôler du premier.
Le ton est léger mais les idées qui passent, elles ne le sont pas.
Des sujets, qui malheureusement existent encore, sont abordés. L’homophobie principalement. Et tout ce qui va graviter autour, les amitiés perdues, la réaction des proches, le regard des autres.
Le manque de confiance en soi.
La difficulté de savoir où l’on va quand on doit choisir pour sa vie entière.
Il y a tellement de bons mots, de belles pensées que je ne pourrais les relever tous. Nos héros sont philosophes dans l’âme. Et franchement, c’est un bonheur.

De plus en plus de romans pour adolescents parlent d’homosexualité, d’hétérosexualité, de pansexualité et je trouve ça vraiment très bien. Il faut parler de ces choses-là, tout comme du harcèlement ou des maladies mentales, pour que les mentalités s’ouvrent et qu’enfin on arrête d’avoir peur de l’autre parce qu’il est différent.

L’écriture est fluide, actuelle, bien dosée sans jamais tomber dans la facilité. Elle donne envie de tourner la page sans jamais s’arrêter.

Je suivais l’auteure sur Wattpad sans jamais avoir lu cette histoire-là et je le regrette un peu. Elle est vraiment géniale.
Je le conseille fortement aux jeunes et aux moins jeunes. Aux premiers parce qu’ils baignent dedans et qu’ils doivent se rendre compte qu’ils ne sont pas tous seuls quand ça ne va pas ou qu’ils sont différents. Les seconds pour se replonger dans ces premiers émois qui vous remuent le corps et l’âme.

Citations

« Le problème, c’est qu’on rabâchait aux enfants que le mensonge était mal, mais pas qu’il faisait du mal. Peut-être qu’on ne le disait pas pour que les enfants le comprennent par eux-mêmes. »
« Qui frappe à votre fenêtre à vingt-trois heures? Les psychopathes, les serial killers, les criminels en cavale, les poupées démoniaques qui veulent jouer avec vous, et la liste n’est pas exhaustive. »
« Ma réaction a été à la hauteur de ma bravoure : j’ai fait le mort. J’ai même arrêté de respirer. Ce qui est, en soi, très stupide, puisque stopper ma respiration n’allait pas me rendre invisible. Personne n’a jamais dit que j’étais un modèle de logique. »
« S’il vous plaît, ne laissez jamais votre vie entre mes mains : je prends de mauvaises décisions sous la pression. »
« Les meufs sont toutes des plaies. Fais comme moi : sors avec des mecs. »
« J’ai pas encore trouvé pourquoi ou pour qui je vis, mais je me dis que c’est mieux de ne pas savoir, ça nos permet d’être plus libres. »
« Toute ta vie, tu hésiteras, tu douteras, et c’est normal. Doute des choses extérieures, doute de ce qui n’est pas en ton contrôle parce qu’il le faut. Mais ne doute pas de toi, parce que tu n’en as pas besoin : tu te connais. »
« Moi aussi, peu à peu, je devais apprendre à laisser partir l’enfant que j’avais été et accueillir l’adulte que j’allais devenir. Finalement, c’était exactement la définition de l’adolescence. »

Et ma préférée, je crois même que je vais vous bassiner avec parce que c’est exactement moi…

« D’une manière aussi étrange que cela puisse paraître, je suis mes émotions. Rien de plus. »

coup de coeur, Lecture commune, Mes lectures, Service Presse

Mon petit cœur de pierre

Bonjour à tous!

J’ai lu Mon petit cœur de pierre de Lucile Caron Boyer que j’ai rencontrée sur Instagram. Une bien jolie rencontre.
Je remercie vivement l’auteure du coup, Hachette Romans et NetGalley de m’avoir permis de lire ce petit bijou.
J’ai lu ce roman young adult en lecture commune avec Amelikesbooks sur Instagram (allez voir son compte si vous êtes sur ce réseau social, il est top).

Quatrième de couverture

D’après Tom, mon meilleur ami, j’ai un petit cœur de Pierre. Autrement dit, je ne suis pas douée pour les émotions et les sentiments.
Il y a pourtant plein de choses qui me touchent, comme les hérissons tout mignons. Des choses qui comptent, comme le duo de choc qu’on forme avec Tom.
Des choses qui me manquent, comme mon père, que je n’ai connu qu’en photo, mais que je retrouve dans les traits de mon nouveau prof…
Et puis il y a le nouveau de la classe, Alex. Son sourire, son accent, son petit je-ne-sais-quoi.
Tom dit que mon petit cœur de pierre se craquelle. Moi, je crois que c’est mon petit monde tout entier et mes certitudes qui risquent d’exploser…

Mon avis

Avant toute chose, j’ai adoré ce roman. C’est un concentré de mignonitude du début à la fin. Et franchement, c’est trop bien.
On suit la rentrée en troisième de Marion qui ne se passe pas tout à fait aussi simplement qu’elle l’avait prévu.
D’abord parce que son prof de bio ressemble comme deux gouttes d’eau à son père qui est censé être mort.
Ensuite parce qu’un petit nouveau dans sa classe lui fait ressentir des trucs qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à maintenant, elle, la demoiselle au petit cœur de pierre.
Autour d’elle, avec elle, il y a tout un petit monde qui gravite. Sa maman qui l’élève seule, leur propriétaire, une vieille dame qu’on voudrait tous avoir pour grand-mère, son oncle éternellement jeune dans sa tête. Ses camarades de classe. Ceux qu’elle aime, ceux qu’elle déteste. Et puis, il y a Tom. Son meilleur ami. Il n’est rien sans elle. Elle n’est rien sans lui. Ils sont inséparables et leur relation est belle comme tout.
C’est beau. C’est vrai.
Les thèmes abordés sont loin d’être simples. L’absence du père et la construction d’une adolescente sans un modèle masculin de référence. Les relations familiales pas toujours faciles pour les ados. Les moqueries entre collégiens, le harcèlement. À cause de codes débiles sur l’apparence qui ne devraient pas exister.
Il y a aussi de thèmes plus légers. L’amitié. Celle de Marion et Tom. Une amitié comme on en aimerait tous. Les premiers émois adolescents. Les premières amours.
C’est tellement bien écrit. Les mots retranscrivent parfaitement les émotions. La fraîcheur de Marion est palpable à travers l’écriture de l’auteure. C’est un vrai rayon de soleil.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un vrai bijou et même si je ne suis plus ado depuis longtemps, j’ai adoré et même versé une petite larme à la fin. J’ai un petit cœur tout mou, moi… Et à 14-15 ans, j’aurais été amoureuse de Tom… mais vraiment amoureuse.

Citations

« Les adultes croient toujours que, pour les enfants, c’est super facile de se faire des amis, c’est à se demander s’ils sont tous amnésiques. Ou menteurs. »
« Le banc de sardines […] on les avait surnommées ainsi parce qu’elles brillaient au soleil avec leurs maquillages irisés, leurs bijoux et leurs tee-shirts à paillettes et parce qu’elles se déplaçaient exclusivement en groupe. »
« C’était un peu comme un pull plein de trous et plus du tout à la mode que tu répugnes à jeter parce que tu te sens trop bien dedans. »
« Oui, peut-être que les enfants sont naturellement bienveillants. A condition toutefois que l’on ne soit pas trop différents d’eux, parce que dans ce cas les enfants peuvent être aussi cruels que des adultes. »
« Tu comprends, me disait-elle, au printemps, tous les enfants du monde répandent leurs graines légères en soufflant pour faire des vœux. Comment veux-tu battre contre les vœux des enfants? C’est une guerre que nous ne gagnerons jamais, et je m’en réjouis! »

Et mes deux préférées…

« Des murs, on s’en est pris plein et on s’en prendra d’autres. Ça s’appelle la vie. Faut juste à apprendre à ne pas taper trop fort dedans et à gérer la douleur. »
« Et mon cœur qui revenait battre à l’endroit de notre baiser. »

Mes lectures, Service Presse

AliN tous différents

Bonjour à tous !

Me voilà aujourd’hui avec mon avis sur AliN tous différents de Axelle Colau.

Il y a quelques temps, j’ai postulé à la demande de recherche de partenaires de Rise éditions et je suis absolument ravie d’avoir été choisie.
Je remercie tout d’abord énormément Rise éditions de m’avoir permis de le lire en service presse d’autant plus qu’il me tentait beaucoup.

J’en adore d’ailleurs la couverture.

Quatrième de couverture

Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent sur moi et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie, est également devenue leur souffre-douleur. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre et je n’arrive plus à atteindre celle que j’aime… Sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous mettons un pied au collège. Comment nous envoler à nouveau et retrouver notre liberté ?

Mon avis

Le thème abordé dans le roman est grave. Le harcèlement scolaire a été minimisé pendant tant d’années que je trouve vraiment bien qu’on en parle enfin. Que ce soit dans les écoles, dans la littérature, dans des films…
Malheureusement, il continue.
Malheureusement, il y a encore des enfants ou des ados comme Guillaume et des victimes comme Adrien et Lili.
L’auteure a vraiment bien retranscrit les émotions de chacun des personnages. J’ai beaucoup aimé avoir chacun des points de vue. Que ce soit celui des victimes mais aussi celui du harceleur.
On entrevoit la vie de Guillaume et ce mal-être qui l’anime, même si attention, je ne cautionnerai jamais ses actions et n’excuserai ses actes.
On ressent la peur de Lili et Adrien, cette descente aux enfers. L’envie de ne rien dire aux adultes par honte. Par peur des représailles. C’est vraiment fort.
C’est si bien retranscrit… Tellement que j’ai souvent eu les larmes aux yeux. C’est synonyme de pari réussi pour moi.
Et puis, il y a la musique. Cette musique qui lie Lili et Adrien. Leur parenthèse de bonheur loin du collège. Et c’est beau.
C’est beau parce qu’ils sont vrais et pas parfaits. Parce que les morceaux sont bien choisis. Ils m’ont parlé. Mes repères musicaux ont été comblés. Les Corrs que je n’avais pas écouté depuis une éternité. Metallica et Nothing Else Matters, cette chanson que j’aime par dessus tout et qui est chargée de sens pour moi (si vous passez par là, les copines, vous serez obligées d’acquiescer). REM et Everybody Hurts, dont les paroles collent si bien avec les sentiments que l’on ressent à la lecture du livre.
Mention spéciale au QR code qui nous renvoie vers la playlist qui accompagne le roman!

Rien ne nous est épargné. Tout n’est pas beau et rose. Mais c’est ça, la vie.
Et franchement, j’ai adoré. Vraiment adoré.

Citations

« Tu ne le sais sûrement pas, mais ta musique me sauve chaque jour. Les notes que tu égrènes le soir m’aident et adoucissent mon cœur. »
« Sa voix soutenait ma musique et nous créions un monde où nous étions en phase. »
« La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. »
« Le corps était une façade. Et moi, j’aimais tout d’elle. Dedans et dehors. Nous sommes tous différents. Pourquoi vouloir se conformer à un idéal inatteignable? »
« La sonorité parfois rauque de sa voix embellissait les arpèges langoureux de mon instrument. »
« Cet instant était parfait. Précieux et unique. »

A très bientôt!
Lisa

 

Mes lectures

Maybe Someday

Bonjour à tous,

J’ai lu Maybe Someday de Colleen Hoover.
Je vais encore vous parler d’une rencontre du Web. Celle-là n’est encore que virtuelle mais un jour, nous arriverons à enfin nous voir…
Mon anniversaire était la semaine dernière et qu’elle n’a pas été ma surprise en découvrant un colis pour moi dans ma boîte aux lettres de la part de ma copine F.
Il faut savoir que nous discutons lecture très souvent. Et depuis longtemps maintenant, F. me tannait avec ce livre. Elle me répétait qu’elle pensait que ça me plairait mais je ne sautais pas le pas.
Pourquoi ? La raison principale est que ma première expérience avec Colleen Hoover n’a pas été extraordinaire. J’ai lu Hopeless et Losing Hope. Ces deux livres m’ont fait passé un bon moment mais sans plus. Je ne comprenais pas tout l’engouement autour de l’auteure du coup.
Me voilà donc avec Maybe Someday entre les mains…

maybe someday

Quatrième de couverture

Sydney, 22 ans, a tout pour elle: le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appartement en colocation avec sa meilleure amie. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont si chers lui cachent un secret impardonnable.
Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin musicien. Comment rester insensible aux magnifiques mélodies qu’il lui joue à la guitare?
Et si le cœur de Ridge est pris depuis bien longtemps, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse lui aussi vers Sydney.
Sauront-ils guérir de leurs blessures et écouter leur cœur?

Mon avis

J’ai adoré.
J’ai aimé Sydney. Sa gentillesse, sa droiture.
J’ai aimé les personnages plus secondaires, Warren et Maggie.
Et j’ai adoré Ridge.
Bon, OK, j’ai un faible pour les musiciens. Un gros faible. Si en plus, ils jouent de la guitare et écrivent des chansons, ils ont des chances de trouver encore plus grâce à mes yeux. Mais Ridge quoi…
Cet homme de principe, gentil, talentueux. Et dont je ne révélerai pas le secret parce que ça a tout changé pour moi et qu’il faut le découvrir par soi-même, je pense. Cet aspect-là donne du relief à l’histoire, d’autant plus que je l’ai trouvé très bien traité. Sans le prendre en pitié et sans en rajouter des tonnes.
Le fait qu’on puisse écouter les chansons écrites pour le livre est vraiment sympa aussi. Je ne les ai pas toutes aimées mais l’idée est très très bonne.
Pour en avoir écrit pour mon roman, personnellement, je sais que j’aimerais voir mes paroles mises en musique et l’avoir fait est un vrai bon point.

J’aurais quand même deux critiques.
La première est que la traduction aurait pu être meilleure. Il y a, à mon sens, beaucoup de répétitions et quelques tournures maladroites.
La deuxième est que Maggie et son histoire et acceptation ont été traité un peu trop rapidement à mon goût.
Ceci ne m’a empêché d’aimer cette histoire.
Et j’ai maintenant un avis moins tranché sur l’auteure.

Bises
Lisa

Mes lectures

Nous rêvions juste de liberté

Bonjour à tous,

Il y a d’abord un post sur un groupe de lecture Facebook (ça change d’Instagram, n’est-ce pas?) et la photo de la couverture.
Je crois qu’avant même de lire les mots de la personne qui rédigeait le post, j’ai craqué sur le titre et cette image.

nous rêvions

« Nous rêvions juste de liberté »…

J’ai ensuite lu l’avis, je suis partie faire un tour en ville dans l’espoir de le trouver en librairie mais il n’était nulle part. Il me restait la médiathèque. Et là, coup de chance, il était là, à m’attendre. Ni une ni deux, il s’est retrouvé dans mes emprunts.

Quatrième de couverture

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Mon avis

Je me suis demandé quelques instants si je devais l’écrire tout de suite ou attendre un peu. Le faire sous le coup de l’émotion encore toute proche ou réfléchir la chose.
J’ai opté pour la première solution. Parce que la spontanéité a du bon… Enfin, j’espère.

Ce livre, c’est une claque. C’est une ode à la vie, même moche. C’est une ode à la liberté, même quand on la perd. C’est une ode à l’amitié.
C’est la vie.
La vie de Hugo alias Bohem et de ses potes « à la vie, à la mort » qui le deviennent dans une cour de lycée.
C’est le récit de leurs conneries, de leurs espoirs, de leurs rêves. Ce rêve de liberté qu’Hugo saisit le jour où il monte sur une moto pour la première fois.
C’est le vent dans les cheveux, c’est la faim qui tenaille le ventre, c’est dormir à la belle étoile.
C’est ne pas se préoccuper du lendemain. Vivre au jour le jour.
C’est des rencontres, des belles, des moches, des odieuses.
C’est la débauche. La drogue, les filles, l’alcool, la fête.
C’est l’absence de liberté.
C’est l’amitié dans chaque mot du livre. Elle est belle, elle est cruelle aussi quand elle manque, elle est TOUT. Elle arrive même à tout prendre, tellement elle est importante.

J’ai appris plein de trucs sur les clubs de motards. Les MC… J’ai pensé à Sons of Anarchy, cette série qui m’a retourné le bide de multiples fois.

L’écriture est géniale. Pleine de fautes de français parce que c’est la langue de Bohem. C’est lui qui parle, lui qui se livre avec nostalgie. Qu’est-ce qu’elle m’a touchée cette nostalgie qui se dégage des mots…
C’était beau. C’était drôle. C’était triste. C’était magnifique. Jusqu’au dénouement qu’on attend et qu’on n’attend pas à la fois. Parce qu’on veut savoir le fin mot de l’histoire mais que pour quitter Bohem, on sait qu’on va pas rire. J’ai pas ri. J’ai pleuré (et vous avez même le droit de me traiter de chochotte, j’assume).

Sérieux, lisez ce livre. Que vous aimiez la moto ou non. Que vous aimiez les road-trip ou non. Que vous aimiez les mauvais garçons (parce qu’il faut bien reconnaître que ce ne sont pas des enfants de chœur) ou non. Sauf peut-être si vous ne rêvez pas de liberté.

En tout cas, pour moi, c’est un énorme coup de cœur.

Citations

« Oscar, il avait beau être le plus voyou d’entre nous, ma parole, il m’est d’avis que c’était le plus triste au fond, et d’ailleurs, c’est peut-être toujours comme ça, les voyous. »

« On peut être libres à plusieurs, j’ai dit. Moi, j’ai connu des solitudes qui ressemblaient vachement à des prisons. »

« Des codes qui voulaient dire qu’on s’aimait comme seuls peuvent s’aimer les adolescents, avec toute la pureté et la violence de l’âge, et c’était délicieusement sot, il avait plein de tendresse et de tristesse dans ces pages noircies. »

« C’est sûr les gens pourraient pas comprendre. Ils pourraient pas, parce que, contrairement à ce que disait Sam, il n’y avait rien à comprendre. On faisait juste ce qu’on voulait. On rêvait juste de liberté. »

« On roulait comme on respirait : pour pas mourir. »

« J’ai appris la paix, j’ai appris la vanité, l’éphémère, la fragilité des choses et le souffle léger de la vie, j’ai vu la brièveté de l’existence, j’ai vu le temps qui passe et qui n’est rien, j’ai ri de nos espoirs idiots, de nos combats imbéciles, et plus rien ne m’a paru aussi grand que la route elle-même. »

« Je comprenais qu’il n’y avait rien de plus précieux que l’amitié pure, celle qui n’a ni décor ni manières, celle qui ne roule ni devant ni derrière, mais à côté. »

Ça en fait un paquet et encore, elles ne sont pas toutes là… Il y a beaucoup trop de mots dans ce livre qui m’ont touchée.

A la liberté et à l’amitié.
Lisa