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Mes lectures

Amours solitaires

Bonjour à tous !

Avant de lire le livre Amours Solitaires de Morgane Ortin édité aux éditions Albin Michel, je connaissais déjà le compte Instagram sur lequel des sms d’amour anonymes sont publiés. C’est un compte que j’aime beaucoup d’ailleurs. Si vous ne le connaissez pas, allez y faire un tour : @amours_solitaires.

Quatrième de couverture

Autrefois, les amoureux échangeaient des lettres.
Aujourd’hui, ils s’envoient des textos.
La poésie n’a pas disparue entre temps.
Depuis qu’elle a créé le compte Instagram Amours Solitaires, Morgane Ortin a recueilli des milliers de conversations intimes d’amoureux anonymes. Des mots doux, des mots crus, exaltés, érotiques, simples, drôles, sensuels, habiles, piquants.
Elle en a sélectionné 278 pour composer l’histoire d’amour que vous vous apprêtez à lire. Une histoire que l’on pourrait introduire comme suit : des amours, il en a connu avant. Elle en a vu passer aussi. Ce livre raconte le leur. Celui qui tombe comme un couperet, ici et maintenant.

Mon avis

Lire le livre qui a été fait à partir de messages reçus sur le site http://www.amours-solitaires.com me tentait beaucoup.
Mais j’avais un peu peur aussi. Forcément, en fervente utilisatrice d’Instagram, j’en avais beaucoup entendu parler. Les commentaires étaient tous élogieux et du coup, j’avais peur.
Peur de ne pas aimer etc…
D’abord l’idée de base est excellente. Faire un roman epistolaire sous forme de SMS avec la présentation qui va avec etc, c’est chouette.
Ensuite, ça se lit très très vite. Forcément, ce sont des SMS et (j’avoue que j’ai trouvé que c’était un petit abusé) il y a de nombreuses pages vides lorsque nos deux protagonistes sont ensembles.
J’avoue ne pas être aussi dithyrambique que certains avis. C’est une belle histoire oui, les SMS échangés sont extrêmement bien choisis. J’ai aimé, j’ai passé un bon moment de lecture mais ce n’est pas non plus un coup de cœur.
D’abord, le garçon m’a énervée. C’est le genre de mec qui m’aurait énervée si je l’avais rencontré. A dire qu’il n’est pas prêt, à se cacher derrière sa dernière histoire difficile et la prendre pour prétexte etc etc…
Après, il évolue bien et j’avoue que je ne lui en voulais plus du tout à la fin…
Ensuite, et c’est le plus gros hic pour moi, c’est qu’il me manquait du sentiment. De l’émotion. Le format court évidemment n’aide pas. On ne peut pas dire en long, en large et en travers ce qu’on ressent en quelques mots même s’ils y arrivent très bien.
J’avais envie de lire une magnifique histoire d’amour, à en frissonner et malheureusement, ça n’a pas été le cas.
Malgré tout, cela reste une très bonne lecture et c’est vraiment beau de voir que les gens osent encore s’écrire qu’ils s’aiment. Sous de multiples façons. Que ce soit des filles ou des garçons.
Mention spéciale par contre pour les mots de l’auteure à la fin dont certains m’ont particulièrement touchée.
Et bravo pour cette démarche, parce que cela a dû être un boulot pharaonique et que tout se tient du début à la fin.

Citations

« Pourquoi passes-tu autant de temps dans ma tête?
Parce qu’il y fait toujours beau. »
« Je ne sais pas vraiment ce que ça deviendra. Mais je peux te dire que ça éclaboussait. Que c’était brûlant. Que ça sentait bon et que c’était sucré. Que c’était doux. Que ça griffait et transpirait. Que c’était à la fois bruyant et silencieux. Que c’était le printemps et l’hiver. Le désordre. Si fragile mais si puissant. C’était comme quand tu es à moitié endormir. Sereine mais alerte. Simple. Spontanée. L’ivresse. La liberté. »
« J’ai commencé à écrire « Tu es » et je me suis arrêtée. Je me suis dit que ce serait joli de ne rien mettre de plus et te dire que ces deux mots seuls me comblent de bonheur… « Tu es », c’est ce qu’il pouvait m’arriver de mieux. »

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

Mes lectures

Imago

Bonjour à tous !
Il y avait à Livre Paris une personnalité que j’aime beaucoup pour ses idées et son engagement écologique. Cet homme est Cyril Dion.
Je cherchais un livre à faire dédicacer pour mon fils et quand j’ai vu qu’il y avait la version pour enfants de Demain, je savais que j’avais trouvé ce qu’il me fallait.
Mais je ne viens pas aujourd’hui vous parler de cet ouvrage-là.
En même temps, j’ai pris et donc fait dédicacer son roman Imago édité chez Babel. Voilà donc mon avis.

Quatrième de couverture

Amandine a pris part aux révoltes militantes de sa génération, puis est revenue à la nature. Usée par le genre humain, elle organise sa propre révolution tranquille au cœur de la forêt. Fernando est fonctionnaire international : du fond de son bureau, il surveille, distribue ou réclame l’argent pour rééquilibrer les crises du monde. Nadr vit dans la bande de Gaza, conjurant la peur et la violence quotidiennes par la poésie. Un jour, il quitte cette terre qu’il aime, franchit les tunnels, passe en Égypte, tente de rejoindre Marseille, lancé sur les traces de son demi-frère Khalil qui prétend punir à Paris des années d’humiliation palestinienne imposées par l’Occident…
Leurs quatre destinées s’entrecroisent, dessinant les itinéraires de personnages qui cherchent – par la révolte, l’interposition ou le combat – le moyen de se libérer.

Mon avis

Dès les toutes premières lignes, dès le premier paragraphe, j’ai aimé l’écriture de Cyril Dion. Je me suis attachée immédiatement à cette femme qui n’a pas encore de nom mais qui décrit avec tant d’amour, tant de criante vérité ce que l’enfant représente. Un absolu. Ce que nous sommes aussi pour le nourrisson.
Et les pages ont défilé. Je me suis retrouvée à Gaza au milieu du conflit Israélo-palestinien avec Nadr et son demi-frère Khalil. A Paris dans les bureaux d’une administration appelée le Fond avec Fernando. Perdue au milieu des bois, dans une maison au plus proche de la nature avec Amandine.
Petit à petit, les liens entre eux se sont tissés. Petit à petit, j’ai compris les réactions de chacun. J’ai entrevu le monde par leurs yeux.
J’ai vu l’horreur de la guerre et de l’embrigadement dans les yeux de Nadr, qui fera tout pour sauver son frère.
J’ai vu Fernando obligé d’aller en Palestine sur le terrain alors que c’était le seul dossier qu’il ne voulait pas traiter. Pour une bonne raison, il faut bien l’avouer. J’ai vu ses travers, nos travers d’occidentaux qui ne veulent pas changer et dont le monde peut s’effondrer du jour au lendemain.
J’ai vu Amandine, hantée par son passé et qui a perdu foi en la vie.
C’était dur. C’était beau.
J’étais ravie de découvrir la plume de Cyril Dion. Ravie de lire sur ce sujet étant donné que c’est un conflit que je ne comprends pas. Comme toutes les guerres d’ailleurs.
Si ces sujets vous plaisent, je vous le conseille.

Citations

 » Chacun d’entre nous vit avec sa propre prison, plus ou moins large. Et fait ce qu’il peut pour en sortir… »
 » Tant qu’il reste une femme, disait mon grand-père, la terre ne peut être perdue. »
« Tu étais dans mes bras. Ta peau contre ma peau. Ton corps lové contre ma poitrine, aspirant chaque particule de l’air que je repsirais. Ta main ne pouvait contenir que mon doigt. Le fracas de ce monde ne pouvait t’atteindre, tant que ma présence chaude t’enveloppait. […] Tout ton corps me réclamait. Tes phalanges autour de mes phalanges. Tes membres abandonnés sur mon ventre. Ton souffle sur ma peau. Tes joues que je mordillais. J’étais ton Eden et ton dieu. J’étais l’espace de ton existence. Enfin je pouvais prendre soin de quelqu’un comme j’aurais aimé qu’on prenne soin de moi. »
 » Les victimes jonchent les routes et les mots et leurs noms sont des bribes de lettres mutilées comme leurs corps.’
 » Elle pouvait jouir de l’existence sans contrainte; sans substitut. Au prix de la solitude. Elle n’avait plus à évoluer dans une boîte. Enfermée de son plein gré entre quatre murs. »

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

coup de coeur, Mes lectures

Un palais de cendres et de ruines

Bonjour à tous !

Pour continuer dans ma lancée des chroniques de tome 3, voici celle d’Un palais de cendres et de ruines de Sarah J. Maas, publié aux éditions De la Martinière Jeunesse.
Je tiens à souligner la très belle couverture qui reste parfaitement dans la lignée des précédentes.



Quatrième de couverture

Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand. 
Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n’a eu d’autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu’elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n’a qu’une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s’est rangé aux côtés du roi d’Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit. 
Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause… 

Mon avis

Sans surprise, j’ai adoré ce dernier tome.
Pourtant, c’était mal barré. J’ai trouvé le début à la Cour du Printemps très long. Je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. Pourtant, cette partie était intéressante. Mais Feyre m’énervait à créer ses intrigues, Tamlin était inexistant à part pour être jaloux et Ianthe, égale à elle-même, plus que détestable. Seul Lucien avait grâce à mes yeux.
Mais dès lors que nous quittons la Cour du Printemps, tout devient intéressant. On rencontre de nouveaux personnages, plus ou moins sympathiques. On voit les autres cours, on voyage et c’est vraiment super.
Et enfin, on rentre à la maison. Là, nous y attendent Rhysand et les autres et j’étais vraiment trop contente de les retrouver.
On découvre plus en profondeur les sœurs de Feyre et je les ai beaucoup aimées toutes les deux. On a envie d’apprendre ce qui leur est arrivé quand elles ont été plongées dans le Chaudron et quels pouvoirs y ont-elles gagné. Et j’ai adoré ce que l’auteure a trouvé. Le personnage de Nesta, sous son apparente froideur, est particulièrement intéressant.
A côté de nos personnages préférés, il y a toute l’intrigue, la guerre qui arrive enfin, les alliances avec les autres cours. C’est drôle, énervant, jouissif quand les méchants mordent la poussière.
Certaines révélations ne m’ont pas plu du tout… Parce que je rêvais d’une histoire d’amour entre deux des personnages et je suis vraiment dégoûtée. Mais bon, si c’est la volonté de l’auteure, je n’ai malheureusement que le choix de l’accepter.
Je me suis tellement attachée aux personnages que j’ai trouvé la fin hyper rapide. Je ne voulais pas les laisser ! J’aurais lu encore des pages et des pages sur ce qui pouvait leur arriver après et que j’imaginais.
Mon gros coup de cœur dans ce tome va à Cassian et Azriel. J’ai tout aimé chez eux. Dans les autres tomes aussi mais particulièrement dans celui-ci.
J’ai beaucoup aimé le suriel et les monstres…
Bref, j’ai l’impression que mon avis n’est pas du tout construit. Mais j’ai adoré. C’est l’essentiel non ?

A bientôt pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

coup de coeur, Mes lectures

Shades of light

Bonjour à tous !
J’ai lu il y a quelques temps déjà le tome 3 de Shades of Magic, de son petit nom Shades of light de V.E Schwab, édité aux éditions Lumen.
Je tiens à souligner encore une fois la magnifique couverture…
J’ai réfléchi longtemps à comment donner mon avis sans trop révéler l’histoire et comme je n’y arrive pas, je me lance, totalement en freestyle…

Quatrième de couverture

Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…
Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s’est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s’apprête à contaminer chacun des univers jusqu’au dernier – ce n’est plus qu’une question de temps…
Car les ténèbres ont déjà commencé à s’étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu’à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi… à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l’aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu’ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l’incarnation même de la magie ?
Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur ! Découvrez la conclusion de Shades of Magic, trilogie unanimement saluée par la critique, signée d’une jeune auteure prodige, V. E. Schwab. Elle y tisse un univers magique d’une grande originalité qu’elle peuple de personnages inoubliables, insolents de panache, pour le plus grand délice de ses nombreux fans.

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot, j’ai adoré.
Après l’horrible cliffhanger de la fin du tome 2, je devais lire le tome 3 dans la foulée. Chose que j’ai faite. Dès le lundi, sur ma pause de midi, j’ai filé à la librairie pour me le procurer. Je l’ai commencé immédiatement.
Je n’avais quitté nos héros qu’un jour auparavant et avoir tout de suite la suite de l’histoire était vraiment parfait.
J’ai vraiment beaucoup aimé la tournure des évènements. Et la suite de l’évolution de nos personnages que je trouve si humains, avec leurs défauts, leurs failles et tout ce qui fait qu’on les adore.
Mention spéciale pour Rhy que je trouve vraiment super dans ce tome-ci. Il ne lâche rien et j’ai beaucoup aimé ça.
Mon avis du tome 2 sur Alucard et Hastra est renforcé dans ce tome.
Je ne laisse pas de côté Lila et Kell. Ils me plaisent toujours autant.
J’ai particulièrement apprécié l’une des décisions de Kell… Mais promis, je ne vous spoilerai pas. Si jamais ça vous intéresse de savoir de quoi je parle, venez en privé.
J’ai aussi beaucoup aimé les passages dans le Londres gris et le Londres blanc ainsi que les retours en arrière dans la vie de l’un de nos personnages. Il est très intéressant de voir comme un homme peut se forger.
Il y a tout dans ce tome. De l’amitié, un peu d’amour, de la trahison, des sacrifices. De quoi faire un super tome de fantasy.
J’ai passé vraiment un très très bon moment de lecture et j’ai eu du mal à les quitter. C’est plutôt bon signe en général !

A très vite pour une autre chronique.
Bises.
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Juste un signe

Hello !

Grâce à NetGalley et aux éditions Hachette, j’ai lu Juste un signe de Liz Plum.

Je les remercie de m’avoir donné cette opportunité.

Quatrième de couverture

À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.

Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes !

Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.

Mon avis

Bon, je le dis tout net, je n’ai pas été convaincue par l’histoire.

Pourtant, elle est addictive. Vraiment.

À partir du moment où notre héroïne rencontre notre héros, on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver.

Il y a de nombreux points positifs dans le roman. Le premier est que l’auteure ne tourne pas autour du pot. On sait immédiatement pourquoi Raine est mutique. Elle a vécu un traumatisme et le choc a fait qu’elle ne parle plus depuis trois ans.

J’ai particulièrement aimé ses amis, son frère, la bande qu’ils forment tous ensemble. Les liens qui les lient sont forts et franchement, sont bien décrits.

Comme je le disais plus haut, le roman se lit tout seul.

On a envie de tourner les pages pour savoir ce qui est arrivé à West et quand il arrivera à refaire parler Raine.

J’ai aussi adoré le surnom qu’il lui a donné.

Mais malheureusement, ça ne fait pas tout ou du moins, ça ne m’a pas suffi.

J’ai trouvé que tout le reste était vraiment cliché. La fille insignifiante et mutique d’un côté (mais qui est douée pour pleins de trucs) et le nouveau, bad boy délinquant de surcroît (qui en fait ne l’est pas), honnêtement, c’était trop facile. Bien sûr c’est quelque chose qui marche. Et je ne déteste pas ça. Mais là, ça n’a pas marché.

On savait depuis le début ce qui allait se passer, la seule inconnue était de savoir quand. C’est arrivé à mon sens beaucoup trop tôt dans le livre.

J’aurais voulu également que certains sujets soient beaucoup plus développés. On apprend évidemment la raison pour laquelle West est allé en prison mais j’aurais vraiment aimé qu’on en apprenne plus sur sa vie là-bas. Et sur l’absence du père de Raine…

L’épilogue est beaucoup trop long et je l’ai trouvé pour le coup, extrêmement patriotique et toujours aussi cliché.

J’ai passé malgré tout un bon moment mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce roman.

Citations

« C’est dans ces moments-là, quand je sens les touches sous mes doigts, que je me sens véritablement en sécurité. La musique devient mon sanctuaire, le piano, mon paradis. Je me laisse emporter par la mélodie, oubliant tout ce qui m’entoure. »

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Fais de moi la colère

Bonjour,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Les Escales « Fais de moi la colère » de Vincent Villeminot.
Ce roman me tentait depuis sa sortie. Rien que pour son titre que je trouve magnifique. Et sa couverture aussi, sobre, belle, efficace.
Le trouver sur NetGalley était du coup une superbe opportunité.
J’ai mis longtemps à me lancer. Peut-être que j’avais peur de ne pas l’aimer, d’en attendre trop. Je ne sais pas. Mais ça y est, c’est fait.
Je l’ai fini en montant au salon du livre à Paris. Pendant que ma voisine tentait de regarder ce que je faisais… que je déteste ces gens-là…

Quatrième de couverture

Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d’homme et une chair de jeune fille.
Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d’autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d’on ne sait où — remontés des profondeurs de la fosse.
C’est en ces circonstances qu’Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d’un « Ogre » africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.
Fais de moi la colère est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu’ils vont mener — échos lointains de Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise, le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.

Mon avis

Que dire de ce livre?
Que dire de ces jeunes gens, des adolescents encore mais qui en ont déjà tellement vu?
Il y a Ismaëlle qui vient de perdre son père. Ismaëlle qui se retrouve orpheline du jour au lendemain parce que sa mère est morte en la mettant au monde. Ismaëlle qui grandit, du jour au lendemain. Qui reprend le métier de son père jusqu’au jour où des corps viennent flotter sur le lac Léman.
Il y en a tant que des gens sont payés pour aller les repêcher.
C’est là qu’arrive Ezéchiel. En même temps que les corps. Ezéchiel, fils d’un dictateur africain qui, du haut de ses 19 ans, a déjà vu plus de sang que nous n’en verrons jamais.

Fais de moi la colère est l’histoire de leur rencontre. Mais avant elle, c’est l’éveil à la vie d’Ismaëlle. Ismaëlle devenue femme. Qui découvre son corps, le désir, le sexe.
Ismaëlle qui tombe amoureuse de ce Nègre comme les gens l’appellent ici. Il parle. Elle l’écoute. Il lui parle du monstre tapi au milieu du lac, là où il est le plus profond. Il lui parle et lui explique comme il voit les hommes.
Leur cupidité, leur avidité. Leur besoin de posséder. De prendre. Sans rien donner. Il pense que cela n’existe pas. Il se trompe. Ismaëlle lui apprend. Et leur amour est beau. Leurs mots sont beaux.
À côté de leur rencontre, il y a la pêche qu’ils vont faire, tuer la bête qui fait remonter les corps, la vie des habitants des rives du lac…

J’ai beaucoup aimé Ismaëlle et Ezéchiel. Leur relation. C’était fort et beau. La vie des gens alentour m’a moins attirée. Les morts, la bête sont importants pour l’histoire, pour ce qui se passe entre nos deux « héros » mais ne m’ont pas passionnée.
En tout cas, j’ai aimé la plume de Vincent Villeminot. Ses phrases courtes, ses mots percutants. Ce « tu » omniprésent. Fort. C’est cela que j’ai le plus aimé avec Ismaëlle et Ezéchiel.

Ce fut une très bonne lecture même si ce n’est pas un coup de cœur. Je pense que j’en attendais beaucoup plus ou beaucoup trop.

Citations

« Comme si, pour vivre, j’avais dû lui emprunter son âme et son souffle, à ma mère, et même voler le cri, déchirant, que nous poussâmes ensemble. Presque ensemble. »
« Cette dimension physique de l’absence – silence des parquets, pièces désertées, bras de fauteuils vides – qui est l’absence même. »
« Les amours d’été sont comme nos mensonges. (on sait qu’ils ne durent pas, mais on se trompe tout de même. Soi-même.) »
« Je n’avais pas pleuré mon père. Pas une fois. J’ignorais qu’il suffisait de parler, en fait, tant dans mon ventre, j’étais pleine de larmes. »
« Deux heures ont passé, silencieuses, chacun dans son silence; ruminant mon dépit, ma colère, son exil – et ce mur entre nous. Séparés. »
« Je suis blanche comme la lune, comme les nuits qui jubilent. N’aie plus peur de la nuit, Ezéchiel. Je viens. Tes bras, tes muscles d’homme, tes épaules, l’odeur sur ta peau qui tremble, peut-être d’autre chose, maintenant – d’impatience, de stupeur, de merveilles? »
« Ne bouge pas, encore. Je bougerai pour deux. Tu ne me prends pas, je te happe, t’avale – je t’accueille. Et je m’offre. Tu ne me fais pas peur, sur toi, je n’ai pas peur. J’ai peur, oui, mon coeur bat dans ma poitrine offerte; c’est ma première fois, à aimer tellement. Mais pas peur de toi. »
« Rien, jamais, ne me fera oublier ta peau contre la mienne, ton rire dans le mien. »

A bientôt pour un nouvel article!
Bises.
Lisa

Mes lectures, netgalley, Service Presse

Les héros, ça s’trompe jamais

Bonjour, bonjour,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Kennes le roman « Les héros, ça s’trompe jamais » de Marie Potvin.
C’est la couverture et le titre qui m’ont attirée et je me suis dit « allez, pourquoi pas! ».

Quatrième de couverture

Un seul regard suffit pour les aimer. Forts, beaux et intègres, les frères Grondin semblent être des gaillards inatteignables et inébranlables. Max, l’aîné, est un protecteur-né à qui son entourage accorde une confiance aveugle. Philippe, de son côté, mène d’une main de maître l’entreprise familiale et se réfugie dans son rôle de père depuis la mort de son épouse.

Mon avis

On suit dans cette romance chick-lit la famille Grondin et toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Et il y en a beaucoup. Beaucoup. Beaucoup…
J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal au début à me souvenir de tous les personnages. C’était tellement difficile que j’ai d’ailleurs mis du temps à entrer dans l’histoire et à me motiver pour la lire.
Je ne voyais pas comment ils allaient arriver à interagir entre eux. Et puis finalement, tout se met en place petit à petit.
Tout le panel des situations liées à l’amour est passé au crible. Il y a l’amour naissant, les rencontres sur internet, le mariage qui bat de l’aile, l’adultère, la grossesse et j’en passe.
Il y a l’amitié aussi, belle et forte. La famille et ses travers.
C’est bien tourné, j’ai aimé avoir les expressions typiquement canadiennes mais avec moi, ça n’a pas pris.
Il m’a manqué de l’émotion, j’aurais voulu espérer, pleurer, rire, être en colère avec eux. Vivre leur histoire. Mais je suis restée à côté.
Et c’est dommage. Parce qu’il y a vraiment de beaux personnages. Ils auraient mérité d’être encore plus approfondis, plus poussés. Mais ils sont tellement nombreux que malheureusement, c’est difficile.

J’ai malgré tout apprécié ma lecture et je n’ai pas abandonné (chose qui ne m’arrive qu’extrêmement rarement) parce que j’avais très envie de connaître la fin.
Pas sûr par contre que je lise la suite…

Je vous dis à bientôt pour un autre article.
Bises.
Lisa