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Au bout des doigts

Salut à tous,

J’ai lu grâce à NetGalley et aux éditions Fayard le roman de Gabriel Katz tiré du film éponyme « Au bout des doigts ».
Je n’ai pas eu l’occasion de voir le film mais un livre qui parlait de piano ne pouvait que me plaire. J’ai donc croisé les doigts en demandant de pouvoir lire ce livre. Je suis ravie que l’on m’ait permis de le faire.

Quatrième de couverture

Au milieu du brouhaha de la gare du Nord, le prélude et fugue n°2 en do mineur de Bach s’élève. Mathieu, 20 ans, assis au piano en libre-service, joue. La musique est son secret, dont il ne parle pas dans sa banlieue. Là-bas, il traîne avec ses copains à monter des « business » louches, veille sur son frère et aide sa mère qui travaille jour et nuit.
Un soir, un des coups de Mathieu tourne mal et il finit au poste sans personne à qui demander de l’aide. Sauf peut-être de cet inconnu, Pierre; qui, après l’avoir entendu jouer à la gare, lui a donné sa carte de visite. Pierre pose une seule condition: il devra faire ses heures de travaux d’intérêt général comme homme de ménage au Conservatoire national supérieur de musique, dont il est le directeur. A contrecoeur, Mathieu accepte. Pierre, quant à lui, a une toute autre idée en tête: il voit en Mathieu un génie de la musique – et peut-être sa seule opportunité de relancer sa carrière. La pari de Pierre sera-t-il récompensé? Mathieu acceptera-t-il d’aller vers son destin? Avons-nous tous le droit à une seconde chance?

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce roman.
C’est exactement le genre d’histoires que j’aime lire ou découvrir en film. L’histoire d’un ou d’une jeune qui va s’épanouir grâce à un mentor. C’est très certainement cliché mais avec moi, ça marche à chaque fois.
J’ai aimé Mathieu et sa dualité. Le pianiste virtuose d’un côté qui cache qui il est à ses amis et de l’autre le mec paumé de la cité qui travaille pour aider sa mère et fait du « business » avec ses copains.
J’ai apprécié Pierre et ses fêlures. Qu’on vit à chacun des chapitres sous son point de vue. Son poste qui est menacé, sa vie privée qui tombe en ruines.
Leur rencontre grâce au piano d’un hall de gare est belle. Il y a Pierre que la musique interpelle et Mathieu qui oublie sa vie dans les notes qui coulent de ses doigts.
J’ai également beaucoup aimé la Comtesse. Cette femme inflexible et froide en apparence.
J’ai adoré les parties sur l’enfance de Mathieu. Quand il rencontre le piano. Pour moi, ce sont les moments les plus remplis d’émotions.
Il y a évidemment le choc des mondes, les pauvres contre les riches, la jalousie et LA fille qui n’en a rien à faire de tout ça.
Et puis il y a la musique. Le piano. Les notes, l’histoire. Des morceaux que j’ai été ravie de retrouver dans ce roman. Ces morceaux qu’un autre pianiste joue lui aussi les yeux fermés, mon Matth à moi, celui à qui j’ai donné vie avec mes mots. Forcément, la coïncidence m’a plu.
Mon seul bémol sera pour la fin, que j’ai trouvé trop rapide à mon goût. J’aurais voulu voir le concours. J’aurais voulu lire la lettre. Tant pis pour moi.
Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’un de mes films préférés, Will Hunting, de Gus Van Sant sur un scénario de Ben Affleck et Matt Damon. Ce film dans lequel ils jouent tous les deux avec le génialissime Robin Williams… De penser aussi « À la rencontre de Forrester » avec Sean Connery et Rob Brown.
Bref, j’ai hâte de pouvoir voir le film quand il sortira en DVD ou VOD étant donné qu’il ne passe plus au cinéma vers chez moi.

Citations

« Un garçon, ça ne pleure pas. C’est fort, un garçon. Surtout quand il a dix ans. Presque. Neuf ans et demi. Alors on regarde le clavier en s’essuyant les yeux, on inspire très fort, on pose ses doigts sur les touches, et on se dit que les notes sont là, cachées derrière le bois verni, qu’elles attendent. Qu’elles veulent jouer, qu’elles ont compté les heures. Que les laisser enfermées, c’est un peu les trahir. Mais les larmes reviennent, et même si on les retient, elles sont un rideau qui voile le regard, un poids sur le cœur, des pensées grises, liquides, qui coulent le long des joues. Elles se suspendent au bout des cils, et au premier battement elles tombent, toutes seules, même quand on ne veut pas pleurer. Et quand on les écrase, qu’on les essuie pour tenter de les faire disparaître, elles se reproduisent, elles se succèdent, elles deviennent une rivière. »
« Mais je sais que la musique, c’est un oiseau au creux de ta main. Si tu ouvres les doigts, il s’envole. »
« Comme tous les soirs, il tourne et retourne cette enveloppe où dorment les mots de l’homme qui habitait avec la musique, et ça lui vrille le cœur. Il brûle de savoir, mais il sait que, s’il l’ouvre, ce sera fini, sa voix s’envolera pour de bon, et il ne restera plus que les souvenirs. Alors il la repose, une fois de plus, sur le clavier, avant de refermer le couvercle. Cette lettre, il ne l’ouvrira jamais. »

À très vite pour une autre chronique.
Bises,
Lisa.

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