Mes lectures

Nous rêvions juste de liberté

Bonjour à tous,

Il y a d’abord un post sur un groupe de lecture Facebook (ça change d’Instagram, n’est-ce pas?) et la photo de la couverture.
Je crois qu’avant même de lire les mots de la personne qui rédigeait le post, j’ai craqué sur le titre et cette image.

nous rêvions

« Nous rêvions juste de liberté »…

J’ai ensuite lu l’avis, je suis partie faire un tour en ville dans l’espoir de le trouver en librairie mais il n’était nulle part. Il me restait la médiathèque. Et là, coup de chance, il était là, à m’attendre. Ni une ni deux, il s’est retrouvé dans mes emprunts.

Quatrième de couverture

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Mon avis

Je me suis demandé quelques instants si je devais l’écrire tout de suite ou attendre un peu. Le faire sous le coup de l’émotion encore toute proche ou réfléchir la chose.
J’ai opté pour la première solution. Parce que la spontanéité a du bon… Enfin, j’espère.

Ce livre, c’est une claque. C’est une ode à la vie, même moche. C’est une ode à la liberté, même quand on la perd. C’est une ode à l’amitié.
C’est la vie.
La vie de Hugo alias Bohem et de ses potes « à la vie, à la mort » qui le deviennent dans une cour de lycée.
C’est le récit de leurs conneries, de leurs espoirs, de leurs rêves. Ce rêve de liberté qu’Hugo saisit le jour où il monte sur une moto pour la première fois.
C’est le vent dans les cheveux, c’est la faim qui tenaille le ventre, c’est dormir à la belle étoile.
C’est ne pas se préoccuper du lendemain. Vivre au jour le jour.
C’est des rencontres, des belles, des moches, des odieuses.
C’est la débauche. La drogue, les filles, l’alcool, la fête.
C’est l’absence de liberté.
C’est l’amitié dans chaque mot du livre. Elle est belle, elle est cruelle aussi quand elle manque, elle est TOUT. Elle arrive même à tout prendre, tellement elle est importante.

J’ai appris plein de trucs sur les clubs de motards. Les MC… J’ai pensé à Sons of Anarchy, cette série qui m’a retourné le bide de multiples fois.

L’écriture est géniale. Pleine de fautes de français parce que c’est la langue de Bohem. C’est lui qui parle, lui qui se livre avec nostalgie. Qu’est-ce qu’elle m’a touchée cette nostalgie qui se dégage des mots…
C’était beau. C’était drôle. C’était triste. C’était magnifique. Jusqu’au dénouement qu’on attend et qu’on n’attend pas à la fois. Parce qu’on veut savoir le fin mot de l’histoire mais que pour quitter Bohem, on sait qu’on va pas rire. J’ai pas ri. J’ai pleuré (et vous avez même le droit de me traiter de chochotte, j’assume).

Sérieux, lisez ce livre. Que vous aimiez la moto ou non. Que vous aimiez les road-trip ou non. Que vous aimiez les mauvais garçons (parce qu’il faut bien reconnaître que ce ne sont pas des enfants de chœur) ou non. Sauf peut-être si vous ne rêvez pas de liberté.

En tout cas, pour moi, c’est un énorme coup de cœur.

Citations

« Oscar, il avait beau être le plus voyou d’entre nous, ma parole, il m’est d’avis que c’était le plus triste au fond, et d’ailleurs, c’est peut-être toujours comme ça, les voyous. »

« On peut être libres à plusieurs, j’ai dit. Moi, j’ai connu des solitudes qui ressemblaient vachement à des prisons. »

« Des codes qui voulaient dire qu’on s’aimait comme seuls peuvent s’aimer les adolescents, avec toute la pureté et la violence de l’âge, et c’était délicieusement sot, il avait plein de tendresse et de tristesse dans ces pages noircies. »

« C’est sûr les gens pourraient pas comprendre. Ils pourraient pas, parce que, contrairement à ce que disait Sam, il n’y avait rien à comprendre. On faisait juste ce qu’on voulait. On rêvait juste de liberté. »

« On roulait comme on respirait : pour pas mourir. »

« J’ai appris la paix, j’ai appris la vanité, l’éphémère, la fragilité des choses et le souffle léger de la vie, j’ai vu la brièveté de l’existence, j’ai vu le temps qui passe et qui n’est rien, j’ai ri de nos espoirs idiots, de nos combats imbéciles, et plus rien ne m’a paru aussi grand que la route elle-même. »

« Je comprenais qu’il n’y avait rien de plus précieux que l’amitié pure, celle qui n’a ni décor ni manières, celle qui ne roule ni devant ni derrière, mais à côté. »

Ça en fait un paquet et encore, elles ne sont pas toutes là… Il y a beaucoup trop de mots dans ce livre qui m’ont touchée.

A la liberté et à l’amitié.
Lisa

2 réflexions au sujet de “Nous rêvions juste de liberté”

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